Conclu dans la nuit de jeudi à vendredi, il reste particulièrement flou mais propose surtout des pistes de réflexion et quelques idées de mesures concrètes. Encore faudra-t-il mettre tout le monde d'accord pour les appliquer, ce qui est loin d'être gagné...

Les dirigeants européens étaient réunis en sommet à Bruxelles
Les dirigeants européens étaient réunis en sommet à Bruxelles © AFP / Ludovic Marin

Les États membres envisagent d'abord des "plateformes régionales de débarquement" dans les pays de transit, comme la Libye. Rien n'est encore concret pour l'instant, le sommet demande simplement de réfléchir à ce concept : des installations implantées en coopération avec le HCR et l'Organisation internationale pour les migrations, afin de casser le modèle économique échafaudé par les passeurs. Encore faut-il que les pays concernés, hors Europe, soient d'accord, ce qui est loin d'être acquis.

Deuxième annonce : le soutien aux gardes-côtes libyens. Depuis longtemps, les Européens martèlent que c'est à eux de récupérer les migrants dans leurs eaux territoriales. Sauf que les organisations humanitaires dénoncent régulièrement les mauvais traitements subis par les migrants reconduits en Libye, un pays qui est devenu un enfer pour eux.

Migrants économiques et réfugiés politiques

Pour ceux qui seront secourus dans les eaux européennes, on parle désormais de "centres contrôlés". Il s'agirait de centres fermés, implantés sur le sol européen par les pays qui le veulent bien. Ce qui n’inclura pas la France, puisqu'Emmanuel Macron a rapidement précisé que "la France n'ouvrirait pas de centres", n'étant pas "un pays de première arrivée", mais vise notamment l'Italie, l'Espagne ou la Grèce.

Financés par l'Union européenne, ces centres permettraient de différencier migrants économiques et réfugiés ayant droit à l'asile. Ces derniers seraient ensuite répartis parmi les États volontaires. Les pays refusant de prendre des réfugiés devraient payer des compensations.

Dernier point, important pour la chancelière allemande Angela Merkel : la lutte contre les déplacements entre les pays de l'Union, ce que l'on appelle les _"mouvements secondaires"_et qui exaspèrent certains pays d'Europe. En Allemagne, cette situation alimente les frictions entre Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur. Le texte conclu cette nuit exhorte les États-membres à s'opposer à ces pratiques.

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