Une station de mesure du gaz près de Uzhhorod (Ukraine)
Une station de mesure du gaz près de Uzhhorod (Ukraine) © REUTERS/Gleb Garanich / REUTERS/Gleb Garanich

Moscou et Bruxelles discutent aujourd'hui des livraisons de gaz russe à l'Ukraine. Que faire en cas de coupure ? L'Union européenne envisage déjà le scénario du pire.

L'Union européenne peut difficilement parier sur un statu quo. D'autant que la moitié de ces importations de gaz russe transite par l'Ukraine, qui pourrait être le premier pays sanctionné par Moscou. L'Europe est donc obligée de se trouver un plan B.

Première piste , utiliser pour le marché européen le gaz naturel liquéfié importé d'Algérie ou du Qatar par des méthaniers. Il est souvent revendu à l'étranger à des prix plus élevés, cette pratique pourrait être interdite.

Autre possibilité , réduire ou proscrire l'utilisation du gaz par les groupes industriels, au profit du charbon. Aujourd'hui, en prévision d'une possible crise diplomatique avec Moscou, les stocks européens de gaz sont remplis au maximum. La solidarité entre les 28 devra s'appliquer.

Certains pays comme la France -qui n'importe que 15 % de gaz russe- ont beaucoup diversifié leur approvisionnement, d'autres comme la Pologne restent très dépendants de la Russie. Varsovie propose la création d'une centrale d'achat pour négocier en force avec Gazprom, une idée fraîchement accueillie par beaucoup de capitales européennes.

Les gazoducs russes vers l'Europe
Les gazoducs russes vers l'Europe © Radio France
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