Après quinze jours de violences meurtrières, les portiques de sécurité près de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem ont été démantelés. Les musulmans retournent y prier.

Des dizaines de Palestiniens ont prié et protesté contre les mesures de sécurité israéliennes à l'entrée de la vieille ville de Jérusalem, mercredi 26 juillet.
Des dizaines de Palestiniens ont prié et protesté contre les mesures de sécurité israéliennes à l'entrée de la vieille ville de Jérusalem, mercredi 26 juillet. © Reuters / Ronen Zvulun

"Les autorités religieuses musulmanes à Jérusalem appellent les Palestiniens à entrer à Al-Aqsa." C’est par ces mots qu’un responsable musulman a désamorcé la crise, ce jeudi. Les autorités musulmanes maintenaient depuis une dizaine de jours l'appel à boycotter l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, protestant contre les nouvelles mesures de sécurité israéliennes aux entrées de ce site. Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué la fin du boycott.

Pourquoi ces tensions ?

Le gouvernement israélien a fait installer des portiques de sécurité aux accès de l’esplanade des Mosquées après les meurtres de deux policiers israéliens le 14 juillet dernier. Or, les Palestiniens refusent tout contrôle israélien dans cette partie de Jérusalem (à l’est de la ville). Cinq Palestiniens et trois Israéliens sont morts lors d’affrontements. Cette crise aiguë a bousculé les équilibres à Jérusalem, dégradé encore un plus le climat et permis aux Palestiniens de retrouver une capacité de mobilisation dans la ville où ils n’avaient plus de représentation depuis des années.

Un statut particulier

L'esplanade des Mosquées, lieu saint de l'islam, s'étend sur l'ancien emplacement du Temple juif dont il ne reste que le Mur des lamentations, lieu le plus sacré du judaïsme. Le lieu est contrôlé par Israël qui autorise les musulmans à y aller à toute heure, quand les juifs, eux, ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier. Les autorités israéliennes assurent qu'elles n'ont pas l'intention de modifier ces règles tacites.

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