Les réfugiés continuent de passer en Hongrie
Les réfugiés continuent de passer en Hongrie © REUTERS/Laszlo Balogh

Toute la journée, France Inter vous propose des reportages sur la façon dont les citoyens, associations, élus, sont prêts ou non, à accueillir les réfugiés qui frappent à la porte de l'Europe.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en juin, Singa, communauté de projets avec des réfugiés, lance CALM, Comme à la maison. Une dizaine de personnes proposent alors un hébergement à des réfugiés pour quelques jours ou mois. Ils sont plus de 7.000 volontaires à s'être inscrits ces deux dernières semaines. Une trentaine de réfugiés trouve ainsi chaque semaine une solution de logement. Même effervescence pour le site aiderlesréfugiés.fr consultés plus de 340.000 fois. Il recense toutes les bonnes volontés partout en France, 2.000 propositions en quelques jours notamment en zone rurale pour déposer des vêtements, un repas chaud ou aider à traduire.

Il y aussi ceux qui s'organisent dans leur coin et déposent directement de la nourriture dans les centres d'hébergements, les campements ou la jungle de Calais. Un élan de générosité qui laisse parfois un peu sceptiques les associations traditionnelles d'aide aux migrants qui rappellent que l'accompagnement des demandeurs d'asile demande du temps, une bonne orientation et connaissance des épreuves rencontrées par ces personnes.

#1. A Champagne-sur-Seine, les habitants divisés

Champagne sur Seine
Champagne sur Seine © Reuters / Christian Hartmann

A Champagne-sur-Seine, plus de 80 réfugiés sont arrivés ces 15 derniers jours. Ils sont hébergés dans une résidence étudiante, des immeubles gérés par la Croix Rouge, dans le quartier des Chaillots, à la sortie de la ville. Leur intégration se fait tout doucement, dans une localité où les habitants restent divisés, et pour certains méfiants par rapport aux nouveaux arrivants.

La police, qui patrouille, assure n’avoir aucune difficulté. Les réfugiés sont peu visibles dans les rues. Seules quelques familles s’aventurent jusq’au supermarché. Et malgré les réticences d’une partie de la population, l'élan d’ouverture, de solidarité, est visible dans la ville. A l’entrée des bâtiments où sont logés les migrants, les équipes de la Croix rouge ont placé deux panneaux pour remercier les habitants de leurs dons, et leur demander d’arrêter d’apporter des vêtements . Le stocks sont déjà suffisamment importants.

Reportage Antoine Giniaux :

#2. A Jumilhac-le-Grand, l'intégration en marche

Jumilhac
Jumilhac © MaxPPP / Jean-Christophe Sounalet

A Jumilhac-le-Grand en Dordogne, cinq familles de réfugiés ont été accueillies il y a 15 mois par une population dont certains membres ne dissimulaient par leurs réticences. Pourtant, après plus d'un an, l'expérience semble concluante et l'intégration en marche. A Jumilhac-le-Grand, l'arrivée des Syriens n'a pas changé grand chose si l'on en croit les habitants. La maire de Jumilhac, Annick Maubussane, n'a quant à elle pas hésité à faire venir ces familles il y a 15 mois. Cela a coûté beaucoup d'engagment, mais finalement assez peu d'argent : "La générosité de la population a été particulièrement remarquable", explique-t-elle.

Reportage Antoine Balandra :

#3. A la Porte de Saint Ouen l'aide s'organise enfin

Des réfugiés syriens campent Porte de St Ouen
Des réfugiés syriens campent Porte de St Ouen © Radio France / Claire Chaudière

Les Syriens de France sont assaillis par l'élan de solidarité de la population pour venir en aide aux réfugiés installés sous des tentes Porte de Saint Ouen en bordure du périphérique parisien depuis des années.

Fadi, la trentaine, arrivé en France il y a 10 ans pour ses études est aujourd'hui prothésiste à Paris. Il sillonne la capitale pour recenser les Syriens qui échappent au système d'accueil mis en place ces derniers jours.

Fadi et son petit réseau organisent une soirée ce vendredi soir pour mettre en relation les "bienfaiteurs", comme il les appelle, avec les réfugiés, à la mairie du 3ème arrondissement de Paris.

Reportage Claire Chaudière

#4. A Bourges, une parfaite intégration

Deux réfugiés accueillis par des bénévoles
Deux réfugiés accueillis par des bénévoles © Radio France / mathilde Dehimi

Nardmine et Kadmousse sont arrivés il y a plus d'un an. Professeur et artiste recherchés par le régime syrien, ils ont dû fuir. Aujourd'hui, ils travaillent et vivent à Bourges . Le couple a trouvé un appartement en lisière de la ville.

Ils ont été aidés par l'association Medina , qui intervient auprès des réfugiés de Turquie et de Syrie.Le maire de Bourges (UDI) recense aujourd'hui les différents logements sociaux à rénover contre compensation de l'Etat précise-t-il. La ville de Bourges pourrait accueillir une trentaine de nouveaux réfugiés selon les besoins.

Reportage Mathilde Dehimi

#5. A Bonnelles, l'apprentissage du français va bon train

Réfugiés Bonnelles
Réfugiés Bonnelles © Radio France / Catherine Duthu

Parmi les premiers arrivés, 78 Syriens et Irakiens ont été accueillis à Bonnelles , en lisière de la forêt de Rambouillet, où ils sont hébergés au monastère des Orantes de l'Assomption . Certains d'entre eux veulent rester en France. C'est le cas d'Ali , originaire d'Alep. Qui veut reprendre ses études au plus vite.

Reportage Catherine Duthu

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