Le président chinois Xi Jinping arrive en France ce dimanche pour une visite d'Etat de trois jours.

Xi Jinping arrive dimanche pour une visite d'Etat de trois jours en France
Xi Jinping arrive dimanche pour une visite d'Etat de trois jours en France © AFP / Alberto PIZZOLI

Le président chinois Xi Jinping effectuera une visite d'Etat de dimanche à mardi en France. Il arrive ce dimanche à Nice où Emmanuel Macron le rejoindra pour un tête-à-tête suivi d'un dîner des deux couples présidentiels à Beaulieu-sur-Mer. 

Il sera ensuite reçu lundi à l'Elysée pour une séance de travail. Mardi matin, il participera à l'Elysée avec Emmanuel Macron, Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à une réunion "commerce et climat".

Président de la Commission militaire centrale du Parti communiste chinois, Xi Jinping est Président de la République populaire de Chine depuis 2013. Son père était un proche de Mao, et Xi est présenté comme un président autoritaire et intraitable. 

L'homme qui voulait régner indéfiniment

La Constitution a été modifiée par le Parlement chinois en mars 2018. Les amendements décrétés suppriment la limite du nombre de mandats présidentiels autorisés. Xi Jinping a ainsi annoncé son intention de gouverner indéfiniment. 

Le Parti communiste chinois a également renforcé son pouvoir sur la bureaucratie gouvernementale. Le parti supervise un nouvel organe gouvernemental doté de pouvoir importants, la Commission de surveillance nationale.

Xi Jinping instigateur d'un système 2.0 de sanctions pour les citoyens

Depuis Xi, les citoyens Chinois son évalués par un système de "crédit social". Les "bons" citoyens et citoyennes acquièrent des droits, les "mauvais" citoyens se les voient retirer. 

Exemple : ceux qui laissent entendre pour plaisanter qu'ils vont détourner un avion se verront interdits de vols. Ceux qui fument dans un train n'auront plus le droit de voyager en train. Des caméras installés de partout permettent de prendre les "mauvais" citoyens sur le fait. 

Pour lui, le communisme doit être enseigné encore plus tôt à l'école

Depuis l'arrivée de Xi Jinping, le Parti communiste chinois a lancé une campagne contre la diffusion des "valeurs de l'Occident" et notamment la démocratie. Le Président prône "un grand renouveau de la nation", un socialisme à la chinoise. Pour lui, les élèves doivent apprendre les "valeurs" du communisme plus tôt, afin d'éviter "toute fausse informations". Des instituts de recherche sur la pensée de Xi Jinping ont été implantés à la fac. 

La répression toujours aussi forte dans le pays

Selon l'ONG Human Rights Watch, Xi Jinping a accentué en 2018 "la répression de l’expression d’opinions pacifiques". L'organisation dénonce également les détentions massives dans la région du Xinjiang, au nord-ouest, de musulmans appartenant à la minorité ouïghoure.

Les exactions au Xinjiang sont si graves actuellement qu'elles appellent une réaction de la communauté internationale a déclaré le directeur exécutif de HRW, Kenneth Roth.

En novembre dernier, des élus américains, républicains et démocrates, avaient présenté au Congrès une proposition de loi appelant Washington à sanctionner de hauts responsables chinois en représailles à des "graves violations des droits" des ouïghours. Le texte dénonçait des "détentions arbitraires, tortures et harcèlement" contre les musulmans ouïghours en Chine.

Il fait des efforts en matière d'environnement

Lors du Congrès du Parti Communiste chinois en octobre 2018, Xi Jinping a évoqué une "guerre sans merci pour préserver un ciel bleu". La Chine est le premier émetteur de gaz à effets de serre au monde et le premier producteur de charbon.

En 2017, 361 milliards de dollars ont été alloués aux énergies renouvelables, en particulier solaire, pour réduire le recours au charbon. 

La Chine s'est dotée en 2018 d’une nouvelle taxe écologique. Entreprises et institutions payent pour les émissions polluantes dans l’air, l’eau et le sol. 

Il promeut son projet de "nouvelles routes de la soie"

Les "nouvelles routes de la soie" sont un vaste programme d'infrastructures lancé en 2013 par Xi Jinping. Ce projet colossal prévoit la construction de routes, ports, lignes de chemins de fer et parcs industriels pour plus de 1 000 milliards de dollars en Asie, Europe et Afrique. 

Contrairement à l'Italie, la France ne compte pas signer avec la Chine un accord-cadre pour participer aux méga-projets d'infrastructures des "Nouvelles routes de la soie", à l'occasion de la visite lundi du président Xi Jinping, a indiqué mardi l'Elysée. 

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