Sergio Mattarella, élu à la présidence de la République italienne
Sergio Mattarella, élu à la présidence de la République italienne © EPA/MaxPPP

Peu connu du grand public, le juge Sergio Mattarella, candidat soutenu par le président du Conseil Matteo Renzi, a été largement élu samedi à la présidence de la République italienne au terme du quatrième tour de scrutin.

Magistrat de 73 ans qui siégeait jusqu'à présent à la Cour constitutionnelle, il a été choisi par 665 des 1.009 grands électeurs comme douzième chef d'Etat italien depuis la Seconde Guerre mondiale - le premier à être originaire de Sicile. La majorité simple (505 voix) était suffisante pour être élu alors que les deux tiers des voix étaient nécessaires aux trois premiers tours. À l'annonce de son élection, Sergio Mattarella a déclaré :

Ma première pensée va aux difficultés et aux espoirs de nos compatriotes.

Peu connu du grand public, le magistrat sicilien a été chaleureusement applaudi par les grands électeurs. Le récit d'Anaïs Feuga

Il devrait prêter serment la semaine prochaine pour un mandat de sept ans et succéder à Giorgio Napolitano, qui a démissionné ce mois-ci en invoquant ses 89 ans.

Réservé mais pugnace

Le nouveau chef de l'Etat a la réputation d'être un homme réservé même s'il s'est fait remarquer pour son franc-parler lorsqu'il a été ministre au début des années 1990. Il avait entamé une carrière politique moins de dix ans plus tôt après l'assassinat de son frère par Cosa Nostra, la mafia sicilienne.

Si le poste de président de la république est largement protocolaire, l'élection a permis à Matteo Renzi de démontrer son autorité au sein de son propre parti et sa capacité à rassembler une majorité susceptible de soutenir les réformes qu'il veut entreprendre pour sortir l'économie italienne de l'ornière dans laquelle elle est plongée depuis six ans.

Le "pacte" conclu l'an dernier entre le chef du gouvernement et Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, pour adopter des réformes institutionnelles semble en revanche avoir du plomb dans l'aile, la droite lui reprochant de ne pas l'avoir consultée avant de choisir son candidat à la présidence.

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