Ours blanc au pôle nord
Ours blanc au pôle nord © CC Martha de Jong-Lantink

Le Pôle Nord connait une douceur anormale cet hiver. Mercredi 23, le thermomètre annonçait 2°C. D’habitude, en cette période hivernale, le mercure descend de 20 degrés au-dessous du zéro. Un phénomène qui n’est pas nouveau, mais que le réchauffement global accentue

La forte dépression qui touche l’Atlantique Nord est aussi à l’origine des récentes inondations en Angleterre ou des chutes de neige au Mexique. Depuis 1948, c’est le troisième épisode de ce type que connait le Pôle Nord, aujourd’hui accéléré par le réchauffement global

Ce phénomène climatique intervient tous les quatre à sept ans. Mais le réchauffement climatique s’y est ajouté, si bien que cet hiver devient historiquement doux. La hausse du mercure a été très brutale, + 29 degrés en deux jours. L’Arctique en devient la zone du monde, la plus affectée par le réchauffement climatique. Les températures y sont maintenant supérieures de trois degrés en moyenne par rapport au 17ème siècle. De plus, la banquise ne cesse de reculer depuis 30 ans.

Les explications de Camille Marigaux et de Jean-Claude Gascard, océanographe et spécialiste de l’Arctique

La violente dépression qui fait avancer l’air chaud jusqu’au Pôle Nord ne devrait pas s’arrêter là. Dans les prochains jours elle se dirigera vers la Russie et la Sibérie. Même le Canada a connu un Noël relativement doux avec 16°C. Cette dépression provoque également des rafales de vent à plus de 140km/h et des vagues de 15 mètres de haut. C’est la raisons pour laquelle l’Angleterre a été inondée ces derniers jours.

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