François Hollande et Angela Merkel
François Hollande et Angela Merkel © MaxPPP

Après avoir rencontré David Cameron à Amiens, le président français reçoit la chancelière allemande à l'Élysée pour préparer le sommet entre l'Union européenne et la Turquie lundi prochain. Berlin veut convaincre Ankara de bloquer les départs de migrants.Un sujet qui divise et fragilise l’Europe.

Que François Hollande et Angela Merkel se concertent avant un sommet européen n’a rien d’extraordinaire. Sauf que ce matin, à trois jours de la rencontre Union européenne / Turquie consacrée aux migrations, Paris et Berlin semblent dos au mur.

En rencontrant David Cameron à Amiens, le président français a pu mesurer la détermination des Britanniques à ne rien céder -ou presque- sur la question des migrants. Londres a juste accepté de mettre la main à la poche (22 millions d’euros supplémentaires) pour aider la France à contrôler la situation à Calais.

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Garder les réfugiés "dans la région"

De son côté, la chancelière allemande est en proie à la vindicte des pays de l’est qui menacent de verrouiller leurs frontières. Fragilisée aussi en Allemagne sur la question des réfugiés, Angela Merkel se fixe comme priorité de réduire drastiquement les arrivées quotidiennes de migrants en Europe.

Elle a besoin de l’appui de la France pour convaincre la Turquie, lundi prochain à Bruxelles, de freiner les départs. Un appui en grande partie obtenu.

La France a ainsi de nouveau assuré qu'elle accueillerait bien 30 000 réfugiés syriens et irakiens, conformément à ses engagements.

Paris et Berlin sont également d'accord pour mettre l'Europe au centre du dispositif pour trouver des solutions à la crise des réfugiés. Et cela passe en priorité par la gestion des causes de ces exils massifs : "L'urgence est d'apaiser la situation sur place, avant d'engager des négociatons politiques sur l'avenir de la Syrie." En attendant, les réfugiés fuyant la guerre doivent être "accueilis prioritairement dans la région", en évitant un afflux massif vers l'Europe.

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