Des milliers de réfugiés attendent aux portes de l'Europe.
Des milliers de réfugiés attendent aux portes de l'Europe. © MaxPPP

L’Union européenne et la Turquie ont conclu vendredi un accord visant à freiner le flot de réfugiés en provenance du territoire turc via la Grèce. Le compromis entériné par les 28 reprend le principe du « un pour un » visant à reconduire en Turquie tous les clandestins arrivés en Grèce à partir de demain dimanche.

De son côté l’Europe s’engage à accepter officiellement sur son territoire le même nombre de migrants venus des camps de Turquie. Vendredi, François Hollande a voulu rassurer sur les contreparties accordées à Ankara.

3 à 6 milliards d’euros promis

Les 3 à 6 milliards d’euros promis par l’Union européenne pour aider les Syriens réfugiés en territoire turc constituent un acte de solidarité, plaide François Hollande. « C’est également l’intérêt de l’Europe » dit-il car c’est autant qu’elle n’aura pas à dépenser pour assurer elle-même cet accueil. Quant au nouveau chapitre de négociations ouvert à la Turquie, dans la perspective d’une adhésion à l’UE, il n’est qu’une petite partie d’un long processus.

72 critères exigés

Il s’agirait d’une concession assez formelle. Reste la question de l’exemption de visas demandée par la Turquie, d’ici le mois de juin pour ses ressortissants voulant séjourner en Europe.

Aucun des 72 critères exigés par l’UE n’est abandonné. Les Turcs sont loin de les remplir, ce qui rendrait théorique le délai réclamé par Ankara. Dans la négociation serrée qui s’est conclue vendredi, l’Europe n’aurait donc rien cédé sur l’essentiel. Elle attend surtout de voir si la Turquie tiendra ses engagements et si le plan imaginé pour stopper les migrants peut fonctionner.

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