De manière inattendue, Donald Trump a annoncé ce jeudi vouloir rencontrer son principal adversaire du moment : le leader nord-coréen Kim Jong Un, avec qui les échanges de ces derniers mois étaient pourtant de plus en plus tendus.

Le conseiller national sud-coréen à la Sécurité Chung Eui-Yong annonce, devant la maison blanche, que Donald Trump a accepté l'invitation lancée par la Corée du Nord
Le conseiller national sud-coréen à la Sécurité Chung Eui-Yong annonce, devant la maison blanche, que Donald Trump a accepté l'invitation lancée par la Corée du Nord © Getty / Chip Somodevilla

L'annonce est aussi inattendue que spectaculaire : le président américain Donald Trump a accepté jeudi de rencontrer prochainement le leader nord-coréen Kim Jong Un, avec lequel il s'était engagé dans une agressive joute verbale depuis son arrivée au pouvoir.  Le lieu et la date d'une telle rencontre entre le 45e président des États-Unis et le dirigeant nord-coréen n'a pas été précisé. 

Ce rebondissement, impensable il y a quelques semaines, intervient après deux années de très vives tensions entre Washington et Pyongyang liées au programmes nucléaire et balistique nord-coréens. 

Dans une brève allocution devant la West Wing de la Maison Blanche, à la nuit tombée, Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité, a annoncé que Donald Trump avait accepté l'invitation pour ce sommet historique : 

Le président Trump a apprécié le compte-rendu et a dit qu'il rencontrerait Kim Jong Un d'ici fin mai pour parvenir à la dénucléarisation permanente

La Maison Blanche a confirmé que le président américain avait accepté la proposition de l'énigmatique dirigeant trentenaire. 

("Les sanctions doivent rester en place jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé"). 

Un responsable américain a précisé qu'aucune lettre du dirigeant nord-coréen n'avait été remise mais que son invitation avait été transmise "oralement". Kim Jong Un s'est engagé à oeuvrer à la "dénucléarisation" de la péninsule coréenne et a promis de s'abstenir "de tout nouveau test nucléaire ou de missile" pendant d'éventuelles négociations. 

Cette annonce intervient à l'issue de la remarquable détente qui s'est amorcée sur la péninsule depuis le début de l'année à la faveur des jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang.  

Nord et Sud ont décidé selon Séoul de la tenue fin avril d'un troisième sommet intercoréen, après ceux de 2000 et 2007. Le sommet aura lieu dans le village de Panmunjom, au milieu de la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.