Philippe Randé a passé près d'un mois en Irak et au Kurdistan pour suivre au fil des jours la libération de Mossoul. Il était l'invité du journal de 13h.

Sur le front près de Bartella à quelques kilomètres de Mossoul
Sur le front près de Bartella à quelques kilomètres de Mossoul © Radio France / Philippe Randé

Basé à Erbil au Kurdistan,Philippe Randé raconte comment un journaliste travaille en essayant de suivre l'avancée des troupes kurdes pour se rapprocher de Mossoul. Dans cette guerre d'encerclement menée contre les soldats du groupe Etat Islamique, il a suivi les chars au fil de leur progression.

Plus les forces irakiennes avancent vers Mossoul, plus djihadistes se cachent à l'intérieur de la ville qui fait 2 millions d'habitants et dont la superficie est supérieure à celle de Paris. Une grande bataille urbaine se prépare donc. Aux alentours, dans les villages déjà libérés, les civils ont du mal à récupérer leur maison. Les djihadistes ont tout piégé. On trouve des mines par milliers, dans les lavabos, les canapés, même des chaussures posées sur les Coran sont minées.

Actuellement les forces antiterroristes et les forces spéciales sont dans les faubourgs de Mossoul. Une offensive a été lancée par le nord également avec l'appui aérien de la coalition internationale.

A l'ouest et au sud, ce sont les milices chiites qui ont ouvert un front. Elles ont promis de ne pas entrer dans Mossoul, mais dans Tal Afar, une ville à majorité turcomane.

Les troupes engagées dans la bataille de Mossoul

Un large éventail de forces irakiennes et internationales sont engagées dans l'offensive lancée il y a deux semaines pour la reprise de Mossoul, principal bastion du groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Irak.

Elles combattent entre 4.000 à 7.000 djihadistes actifs dans et autour la grande ville du nord.

Blindés près de Al-Qayyarah,
Blindés près de Al-Qayyarah, © Radio France / Philippe Randé
  • Service de contre-terrorisme (CTS)

Dans l'offensive sur Mossoul, elles progressent en première ligne du front à l'est de la métropole.

  • Les forces d'intervention rapide

Ces troupes d'élite du ministère de l'Intérieur jouent aussi un rôle prépondérant dans les opérations militaires sur Mossoul, sur le front sud.

  • Armée

  • Police

  • Forces kurdes

Les forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien rendent en théorie des comptes au gouvernement fédéral à Bagdad mais, en pratique, elles mènent indépendamment leurs opérations contre les djihadistes dans le nord du pays. Dans la bataille pour Mossoul, elles sont positionnées au nord et à l'est de la ville.
Des factions kurdes iraniennes participent également aux opérations, certaines avec les Peshmergas et d'autres indépendamment.

►►► Philippe Randé avec les Peshmergas, reportage

  • Hachd al-Chaabi (Mobilisation populaire)

Cette organisation créée en 2014 regroupe une myriade de groupes paramilitaires dominés par des milices chiites qui répondent officiellement du Premier ministre irakien.

  • Coalition internationale

La coalition internationale antidjihadistes conduite par les Etats-Unis frappe l'EI en Irak et en Syrie depuis 2014. Elle fournit entraînement, armes et équipements aux forces locales. Elle compte plus de 7.500 militaires déployés en Irak, pour plus de la moité des Américains, surtout pour des missions de formation.

  • Conseillers iraniens

L'Iran fournit conseil et assistance dans la lutte contre l'EI, notamment par le soutien financier de milices sur le terrain.

  • Forces turques

Des centaines de soldats turcs sont déployées sur la base militaire de Bachiqa, près de Mossoul, d'où elles ont mené des attaques à l'artillerie contre les djihadistes. Cette implication a provoqué de vives tensions entre Ankara et Bagdad, qui refuse que la Turquie prennent part aux opérations de Mossoul.

►►►Tous les reportages de Philippe Randé

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