Ils sont sur le terrain, sur les fronts de guerre, ou après les combats. Reportages et témoignages à l'occasion du 23e Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.

Un peshmerga observe la ligne de front
Un peshmerga observe la ligne de front © Radio France / Benjamin Chauvin

Les rencontres de Bayeux se sont ouvertes lundi dans la commune normande pour une semaine dominée par la détresse des réfugiés venus de Syrie, d'Irak, d'Afrique ou d'ailleurs.

"Fuir Daech à tout prix", "Grèce: les persécutés", "Réfugiés: la traversé de la mort", "Le calvaire des migrants africains", "Le procès de migrants en Hongrie": nombre des 55 reportages en compétition, portent sur les réfugiés. Le public peut les consulter depuis lundi matin dans une salle municipale de Bayeux.

La Syrie et l'Irak font l'objet de beaucoup de reportages comme "Chauffeurs routiers en territoire Daech" (acronyme arable de l'organisation Etat islamique), "Un ancien terroriste de Daech témoigne" ou "Syrie, ceux qui restent".

Le Yémen, l'Ukraine ou le Soudan du Sud sont également des sujets récurrents.

On trouve aussi des sujets comme, "Etre fait comme un rat: la vie à Gaza" ou "Plongée dans l'univers secret des femmes de talibans".

Le jury sera présidé par le journaliste et essayiste Jean-Claude Guillebaud, prix Albert Londres pour sa couverture de la guerre du Vietnam en 1972. Il remettra les différents prix samedi.

Sur les fronts de guerre, ou après les combats, ce sont de plus en plus souvent des journalistes précaires qui couvrent les événements les plus dangereux. Ils sont free lance, financent parfois eux-mêmes leur reportage.

Pour France Inter, Philippe Randé et Omar Ouahmane sont l'un en Irak et l'autre en Lybie où les forces gouvernementales essaient de repousser les combattants du groupe Etat Islamique.

Mathilde Dehimi avec les réfugiés syriens

Au Liban, un million de personnes se sont réfugiées, pour fuir les combats qui opposent les forces gouvernementales aux djihadistes du groupe Etat Islamique. Mathilde Dehimi est sur place pour France Inter.

Philippe Randé, envoyé par France Inter dans la région de Mossoul en Irak

Philippe Randé est depuis plusieurs jours dans les environs de Mossoul, envoyé spécial pour France Inter. Les forces irakiennes, soutenues par la coalition, devraient prochainement lancer l’offensive à Mossoul contre le groupe État islamique.

A 60 kilomètres au sud de Mossoul, dans la ville de Gayara, reprise au groupe État islamique il y a quelques semaines par les forces irakiennes, le paysage apocalyptique est digne de Mad Max. Les dizaines de blindés gris de l’armée irakienne disparaissent quasiment sous le gigantesque nuage noir qui s’échappe d’un puits de pétrole en feu que les djihadistes ont incendiés avant de fuir.

Omar Ouahmane à Syrte, dans le dernier carré tenu par djihadistes

Rue par rue, maison par maison, les forces gouvernementales resserrent l'étau sur les jihadistes. Ces derniers sont pris au piège dans un petit périmètre, la mort est leur seule issue. Ce sont des ennemis redoutables. La mort étant leur seule issue, ils épuisent leurs adversaires par tous les moyens. C'est une guerre très meurtrière. En 5 mois : plus de 530 morts et 2500 blessés.

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