Azzam Ahmed, responsable du Fatah et chef de la délégation palestinienne au Caire
Azzam Ahmed, responsable du Fatah et chef de la délégation palestinienne au Caire © REUTERS/Asmaa Wagui

Israéliens et Palestiniens se préparent à de nouvelles négociations serrées dont dépend la poursuite du cessez-le-feu au dela de minuit. L’Égypte est à la manœuvre.

Mahmoud Abbas.Azzam al-Ahmad, chef de la délégation palestinienne et dirigeant du Fatah, faisait état samedi de progrès laissant espérer une trêve longue, et pas seulement une nouvelle reconduction de quelques jours du cessez-le-feu. Les négociateurs Israéliens, eux, se montrent très discrets.

Les Egyptiens se disent très confiants

Le défi relevé par les négociateurs est d'inventer la formule pour que chacun trouve son compte sans paraître offrir la victoire à l'autre. Les discussions qui recommencent ce dimanche devraient tourner autour d'une proposition égyptienne qui devrait instaurerer un cessez-le-feu permanent et inviterait à de nouveaux pourparlers dans un mois.

A l'ordre du jour, des questions épineuses comme l'ouverture d'un port et d'un aéroport réclamée par les Palestiniens mais à laquelle les Israéliens disent non pour l'instant, ou la restitution à Israël des corps de deux soldats morts en échange de la libération de détenus palestiniens. La levée du blocus qu'Israël impose strictement à Gaza depuis 2007 et qui asphyxie l'économie du territoire est une exigence palestinienne primordiale.

Comme depuis le début des affrontements, l’Égypte est à la manœuvre et des fuites sur son plan sont parues dans la presse.

Au Caire François Hume-Fertatadji

Des exigences apparemment inconciliables

Les délégations ont profité de deux jours de pause pour tenir des discussions internes. Vendredi, le Hamas réunissait son bureau politique à Doha au Qatar, le reste de la délégation palestinienne était à Ramallah pour faire part des négociations à Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité Palestinienne. Les Palestiniens semblent divisés, tandis que les Israéliens ont réuni ce dimanche leur cabinet de sécurité. Benjamin Netanyahu a rappelé la demande principale d'Israël :

Nous n'accepterons d'accord sur un cessez-le-feu que s'il y a une réponse concrète à nos besoins sécuritaires.

A Jérusalem, Aurélien Colly

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