Bernard Cazeneuve et  Jorge Fernandez Diaz, le ministre de l'Intérieur espagnol, en marge de la réunion
Bernard Cazeneuve et Jorge Fernandez Diaz, le ministre de l'Intérieur espagnol, en marge de la réunion © MaxPPP

Une semaine après les attentats les plus sanglants de l'histoire de France, la traque continue et les ministres européens de l'Intérieur et de la Justice se réunissent en urgence vendredi à Bruxelles pour renforcer la réponse commune à la menace djihadiste.

Une semaine après les attentats parisiens du 13 novembre, les ministres européens de l'Intérieur et de la Justice sont réunis ce vendredi à Bruxelles à la demande de la France pour remédier aux failles sécuritaires constatées après les attaques. Ils ont appelé à un renforcement des contrôles aux frontières européennes extérieures et à la mise en place urgente d'un fichier de données européen des passagers aériens (le fichier "PNR").

Renforcer les moyens de l’agence Frontex

"Nous souhaitons que l'Europe, qui a trop perdu de temps sur un certainnombre de questions qui relèvent de l'urgence, prenne aujourd'hui les décisions qui s'imposent", a plaidé Bernard Cazeneuve, le ministre français de l’Intérieur à son arrivée à la réunion. Il était accompagné de Christiane Taubira, la Garde des Sceaux.

La France insiste notamment pour que le projet d'un PNR, longtemps bloqué par des réticences du Parlement européen soit rapidement adopté, et appelle à un renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Union, ainsi qu’une montée en puissance des moyens de l’agence européenne spécialisée Frontex. Il s’agirait notamment, selon les vœux de Bernard Cazeneuve, de rendre possible l’interrogation du système d'information Schengen lors du passage d’un voyageur.

Les propositions de la France devraient être adoptées sans difficulté

Ces demandes devraient être approuvées sans difficulté par tous les autres Etats réunis vendredi en Conseil de l'UE, qui devrait inviter la Commission européenne "à présenter une proposition pour une révision ciblée de l'article 7 du Code Schengen", lequel réserve aujourd'hui les contrôles systématiques aux frontières extérieures aux ressortissants d'Etats tiers, selon les conclusions qui devraient être adoptés à la mi-journée par les ministres. Le Conseil de l'UE va également se prononcer vendredi pour un durcissement du contrôle des armes à feu et de leurs trafics, en appuyant les récentes propositions législatives de la Commission en la matière.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.