Le russe Nikolay Olyunin, gagnant de la médaille d’argent, après la finale de cross snowboard aux JO de Sotchi en février 2014
Le russe Nikolay Olyunin, gagnant de la médaille d’argent, après la finale de cross snowboard aux JO de Sotchi en février 2014 © Radio France

L’ex-patron d’un laboratoire anti-dopage révèle l’ampleur et les méthodes employées par la Russie, avec l’aide de ses services secrets, pour gagner à tout prix lors des Jeux Olympiques de Sotchi.

En 2014, Vladimir Poutine était bien décidé à faire des Jeux Olympiques de Sotchi une vitrine mondiale pour la Russie. On découvre aujourd’hui que le président était prêt à y mettre le prix, quitte à y installer unsystème de dopage quasi-généralisé.

Grigory Rodchenkov , l’ex-patron d’un laboratoire anti-dopage aujourd’hui réfugié aux États-Unis révèle dans les colonnes du New-York Times les pratiques mises en place à l’époque pour passer les tests quotidiens sans être inquiétés : des agents des services secrets russes chargés de changer, la nuit venue, les échantillons urinaires des sportifs , ou même l’existence d’une trappe secrète dans le laboratoire anti-dopage de Moscou, qui permettait aux laborantins de travailler en toute discrétion.

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Utilisation généralisée du meldonium

La Russie, de son côté, nie tout en bloc et parle d’informations absurdes, alors même que les contrôles anti dopages se multiplient dans les rangs de ses athlètes : cette semaine, c’est l’équipe entière de football de Rostov qui a passé un test inopiné, après sa victoire contre le Dynamo Moscou. La Fifa l’a ordonné après des soupçons d’utilisation de meldonium , un produit qui améliore la résistance à l’effort et qui s’est retrouvé dans les test-anti dopage de nombreux sportifs russes ces dernières semaines, comme la joueuse de tennisMaria Sharapova qui avouait même en prendre depuis près de dix ans.

Par ailleurs, un vaste système de dopage généralisé a été dévoilé au sein de la fédération russe d’athlétisme, dont toutes les équipes ont été immédiatement suspendues par les instances mondiales en novembre 2015.

Le Comité International Olympique (CIO) réclame une nouvelle enquête de l’agence mondiale anti-dopage, alors qu’un autre pays se retrouve aussi dans la tourmente sur le même sujet : le Kenya , dont les athlètes pourraient même se retrouver privés de participer aux Jeux Olympiques de Rio.

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