Silvio Berlusconi il y a quelques semaines
Silvio Berlusconi il y a quelques semaines © SIPA/AP/Luca Bruno

A Rome, la Cour de cassation italienne examine mardi l'affaire Rubygate, un scandale sexuel dans lequel l'ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi a été condamné en première instance à sept ans de prison mais acquitté en appel.

Silvio Berlusconi, 78 ans, a toujours nié avoir eu des rapports sexuels avec la jeune et d'ailleurs mineure Marocaine Ruby, de son vrai nom Karima El-Mahgroub, lors de fêtes devenues mondialement célèbres sous le nom de "bunga-bunga".

L'ex chef du gouvernement italien a été condamné en juin 2013, en première instance, à sept ans de prison et interdiction à vie de mandat public pour prostitution de mineure et abus de pouvoir, pour avoir rémunéré des prestations sexuelles de la jeune femme lorsque celle-ci était encore mineure et d'avoir fait pression sur la préfecture de Milan pour la faire relâcher lorsqu'elle avait été arrêtée pour un vol.

Mais en juillet 2014, la Cour d'appel de Milan a prononcé l'acquittement pur et simple de Berlusconi. Si la Cour d'appel reconnaît l'existence de rapports sexuels rémunérés, elle estime que Silvio Berlusconi ne savait pas que Ruby était mineure et rejette également l'accusation d'abus de pouvoir. Au lendemain de l'acquittement de Silvio Berlusconi, le président de la Cour d'appel qui le jugeait a présenté sa démission et est parti à la retraite.

La juridiction suprême italienne qui examine l'affaire ce mardi pourrait annoncer sa décision dans la journée. La Cour d'appel peut confirmer l'acquittement, ou renvoyer tout ou partie du verdict pour un nouveau procès en appel.

A Rome, les explications d'Olivier Tosseri

Quel que soit le verdict de la Cour de cassation, les ennuis judiciaires de celui qui dirige toujours le parti Forza Italia, ne sont pas près de s'achever.

Un autre volet du Rubygate se prospette, appelé par les médias "Ruby-ter". La justice soupçonne en effet Silvio Berlusconi et deux de ses avocats d'avoir payé des jeunes femmes, témoins dans le procès Rubygate pour qu'elles rendent des témoignages favorables à l'ex-chef du gouvernement.

Le Cavaliere a également un procès en cours où il est accusé d'avoir versé trois millions d'euros à un sénateur pour qu'il quitte la coalition de gauche et fasse chuter, en 2008, le gouvernement de Romano Prodi.

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