Sanctions contre la Russie : l'UE divisée
Sanctions contre la Russie : l'UE divisée © Reuters

Le nouveau train de sanctions européennes à l'encontre de la Russie, jugée responsable d'alimenter le conflit ukrainien, est entré en vigueur ce vendredi, malgré les réticences de certains États membres qui craignent les représailles de Moscou.

Les Vingt-Huit se sont toutefois entendus pour laisser la porte ouverte à une annulation intégrale ou partielle de ces mesures dès le mois prochain en cas de progrès du processus de paix dans l'est de l'Ukraine. De nouvelles sanctions américaines doivent également entrer en vigueur dans la journée.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s'est indigné :

Prendre une telle décision au moment même où le processus de paix gagne en stabilité (...), c'est choisir de perturber ce processus.

La Russie, a-t-il poursuivi, répondra à ces sanctions "calmement, de manière proportionnée, et avant tout pour protéger ses intérêts". Moscou, qui a déjà interdit les importations de produits alimentaires américains et des fruits et légumes européens, pourrait notamment limiter celles de voitures d'occasion.

119 personnes et 23 organisations sanctionnées

Le dernier train de sanctions européennes vise des entreprises publiques russes, dont l'accès aux marchés financiers européens est limité, et des responsables politiques russes, dont les avoirs sont gelés et qui ne pourront plus se rendre dans l'UE.

Le président ukrainien Petro Porochenko s'est félicité de leur entrée en vigueur :

Je n'avais jamais ressenti auparavant ce niveau de solidarité. Je me sens comme un membre à part entière de la famille européenne.

Au total, 119 personnes et 23 organisations ou entreprises font désormais l'objet de sanctions européennes.

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