La cour de La Haye a ordonné aux États-Unis de mettre fin aux sanctions sur les importations iraniennes de biens nécessaires à des fins humanitaires. "Une victoire" pour Téhéran, une "affaire sans fondement" pour Washington.

Cette décision est une victoire pour Téhéran.
Cette décision est une victoire pour Téhéran. © AFP / Don EMMERT

Pour le ministère des Affaires étrangères, cette ordonnance de la cour de La Haye est "un nouveau signe confirmant clairement que la République islamique d'Iran est dans son droit". Mohammad Javad Zarif écrit même sur Twitter : "Nouvel échec pour [ce gouvernement américain] accro aux sanctions et victoire du droit".

Il appelle la communauté internationale à "faire obstacle collectivement à l'unilatéralisme pernicieux des États-Unis."

Appliquées depuis cet été, le retour des sanctions américaines est la conséquence de la sortie des États-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015, décidée en mai par la Maison Blanche. 

La République islamique a obtenu la levée d'une partie des sanctions internationales la visant en échange de son engagement à ne jamais chercher à se doter de l'arme atomique, grâce à un accord conclu entre l'Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie).

Parmi ces sanctions, réimposées en août par les États-Unis, on trouve les blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisant le secteur automobile et celui du transport aérien.

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