Sanctions des États-Unis contre l'Iran, ou sanctions contre la Russie, ces armes diplomatico-économiques sont au cœur de l'actualité. A quoi servent-elles vraiment ?

Donald Trump a promulgué de nouvelles sanctions contre l'Iran
Donald Trump a promulgué de nouvelles sanctions contre l'Iran © AFP / Saul LOEB

Une première salve de sanctions américaines est entrée en vigueur contre Téhéran cette semaine - la seconde, touchant le pétrole et le gaz, suivra en novembre. L’UE a par conséquent réactivé mardi son règlement dit de "blocage" de 1996.  Les entreprises européennes ne devront donc pas se plier à l’embargo américain sous peine de sanctions. Ce dispositif ouvre droit à indemnisation : si elles sont sanctionnées aux États-Unis, les entreprises pourront poursuivre le gouvernement américain devant la justice des États membres. 

Par ailleurs, les États-Unis ont annoncé leur intention d’imposer de nouvelles sanctions économiques à la Russie, convaincus que Moscou a orchestré l’attaque à l’agent Novitchok au Royaume-Uni.

Il y a deux types de sanctions (voir infographie) selon qui les prononce. La sanction est en général économique, c’est à mi-chemin entre l’interpellation verbale et l’intervention militaire. Elles sont là comme une contrainte exercée sur les États quand on ne veut pas utiliser la force armée. 

Des effets pas toujours visibles ou pas d'effets du tout 

Les conséquences des sanctions, dans le meilleur des cas, mènent au changement de stratégie de l'État visé. Empêcher un État d’accéder à une monnaie peut faire très mal et déstabiliser son économie. 

Les effets ne sont pas toujours directement palpables aux yeux des opinions publiques, mais une absence de sanctions revient au contraire au laisser-faire et à l'inertie. Comment dire à la Russie de ne pas s'en prendre à l'Ukraine par exemple ? 

La mise en place des sanctions n’empêche pas de rechercher des compromis par ailleurs, comme ce fut un temps le cas avec la Syrie et les recherches d’un gouvernement d’unité nationale. 

Les représailles sont assez rares ou pas très graves. En général ce sont des États puissants qui sanctionnent les plus petits. 

À coté des sanctions économiques, les États ont parfois recours ou sanctions politiques : boycott de manifestations sportives, exclusion d’un pays d’un groupe informel comme le G8. L'objet est de nuire à la crédibilité de l'État concerné. 

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