Gerhard Schröder
Gerhard Schröder © REUTERS/Jose Manuel Ribeiro / REUTERS/Jose Manuel Ribeiro

La Russie vient d'annoncer l'annulation des rabais accordés à l'Ukraine sur ses importations de gaz. Un moyen de pression supplémentaire utilisé par Moscou au moment où la tension entre les deux pays est à son comble.L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder -qui était de passage lundi à Paris- dirige aujourd'hui une filiale de Gazprom. Sa vision du conflit est très différente de celle des Européens.

Les fonctions actuelles de Gerhard Schröder -qui assume sa proximité avec Vladimir Poutine- ne lui permettent aucune critique envers la politique du Kremlin. Surtout si le prix de l'énergie vendue à l'Ukraine devient un moyen de pression dans le conflit. Pour l'ancien chancelier allemand, l'Union européenne a commis une erreur en obligeant le gouvernement Ukrainien à choisir entre l'est et l'ouest.

Nous avions une situation où l'Union européenne offrait un traité d'association, donc Ianoukovitch devait signer. Ensuite il s'est dit, c'est difficile, j'ai au sud et à l'est des gens qui pensent différemment. Pourquoi n'a t-on pas dit les deux sont possibles ? Vous pourriez être associés avec nous et avoir une union douanière par ailleurs. Je ne sais pas qui a parlé avec qui. Je pense que probablement la faute au début a été de dire c'est l'un ou l'autre. Mais je n'étais pas aux négociations.

Gerhard Schröder pense que des sanctions contre la Russie seraient inefficaces. Il plaide pour des négociations entre Moscou et Kiev dans le cadre d'une organisation internationale comme l'OSCE.

Les gazoducs en Ukraine
Les gazoducs en Ukraine © Radio France
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