jean-yves le drian en afghanistan
jean-yves le drian en afghanistan © reuters

C'est la première fois qu'il le dit ainsi, de son propre aveu : le ministre de la Défense était hier soir face à la commission d'enquête parlementaire de lutte contre le terrorisme. Et selon lui, le groupe État islamique est en net recul sur le terrain.

Il évoque même "40 % de territoires perdus" en Irak et une chute prochaine de Falloujah, occupée pour l'instant par les djihadistes. Même s'il estime que la situation en Syrie est plus compliquée, et qu'il n'y aura aucune intervention au sol (ni en Irak, ni en Syrie, ni en Libye), le ministre de la Défense semble plutôt optimiste.

Il le dit d'ailleurs lui-même : "Pour la première fois, j'ai un regard relativement optimiste sur la situation".

Je considère aujourd'hui que Daech (acronyme arabe de l'EI, NDLR) est nettement sur le recul. Quand Daech va se sentir resserré, il risque d'y avoir des réactions encore plus fortes, donc ce n'est pas automatiquement dans l'immédiat un signe de très grande pacification . Mais je vois que tout cela est en train d'aller dans le même sens , avec une diminution du nombre de foreign fighters [les combattants étrangers qui rejoignent les rangs djihadistes].

La donnée-clé, selon Jean-Yves Le Drian, c'est le fait que les frappes commencent à "toucher Daesh au coeur, c'est-à-dire au niveau de la ressource". Elles ont en effet particulièrement touché les ressources pétrolières du groupe djihadiste.

L'opération devrait donc, en Irak, permettre "après des combats un peu durs", de voir Falloujah tomber. La cible suivante, ce sera Mossoul, ville de deux millions d'habitants au nord du pays.

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