Manifestation à Tunis en 2012
Manifestation à Tunis en 2012 © REUTERS/Zoubeir Souissi / REUTERS/Zoubeir Souissi

Sept ans de prison pour les deux policiers reconnus coupables du viol d'une jeune femme en 2012, une affaire qui avait fait scandale bien au-delà des frontières, car dans un premier temps, c'est la victime qui s'était retrouvé accusée.

Les deux hommes étaient accusés d'avoir violé à tour de rôle la jeune femme pendant qu'un troisième policier se rendait à un distributeur automatique pour extorquer de l'argent à son petit-ami. Les deux accusés ont avancé que Meriem Ben Mohamed (c'est un nom d'emprunt) leur avait fait des avances, l'un des deux reconnaissant s'être masturbé.

L'audience s'est déroulée à huis clos, Radhia Nasraoui, l'une des avocates de la victime a critiqué un verdict que "clément".

Le reportage à Carthage de Thibault Cavaillès

La victime va-t-elle faire appel ?

C'est ce qu'elle a toujours assuré en cas de verdict clément. La jeune femme est sortie de l'audience en pleurant après avoir été provoqué par l'avocat d'un des policiers qui a affirmé qu'elle avait des rapports sexuels réguliers, remettant en cause le rapport de la médecine légale.

Meriem, âgée de 27 ans au moment des faits, a publié en France un livre racontant son histoire sous le titre "Coupable d'avoir été violée".

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