Pour Shell, il s’agit d’un échec cuisant. Les défenseurs de l’environnement, eux, y verront une belle victoire… Ce lundi, le géant pétrolier a annoncé qu’il suspendait ses forages en Alaska après une exploration au large jugée décevante. Ces derniers avaient provoqué la colère des écologistes remontés contre la gestion du dossier par l'administration Obama.

"Cette décision reflète à la fois le résultat du puits Burger J, les coûts élevés associés au projet et l'environnement de régulation difficile et imprévisible au niveau fédéral pour le large de l'Alaska.", explique le groupe anglo-néerlandais. Le géant pétrolier avait débuté fin juillet ses opérations de forage dans cette zone, après avoir reçu l'accord du président Barack Obama, ce qui avait provoqué la colère d'organisations écologistes, Greenpeace dénonçant d'"immenses risques pour les populations de l'Arctique, la faune et notre climat".

Des défenseurs de l'environnement avait même fustigé l'"hypocrisie" du président américain qui martèle depuis plusieurs mois la nécessité de prendre des mesures ambitieuses dans la lutte contre le changement climatique, à quelques mois de la conférence de Paris, en décembre, qui vise à conclure un accord international pour contenir les émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement climatique à 2°C.

Shell a précisé qu'elle enregistrerait des charges financières à cause de ce retrait, qui seront détaillées lors de la présentation de ses résultats financiers le 29 octobre. La compagnie a simplement souligné que son activité en Alaska pesait quelque 3 milliards de dollars dans son bilan et qu'elle devrait payer environ 1,1 milliard de dollars aux sous-traitants en vertu d'engagements préalables.

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