Un nouveau traitement plus efficace pour le sida ?
Un nouveau traitement plus efficace pour le sida ? © Maxppp / Lynn Bo Bo

Le produit, testé par des chercheurs américains, est efficace pendant plusieurs mois sur des singes cobayes, inhibant le principal type de virus du sida. De quoi espérer à nouveau un traitement à effet prolongé contre le VIH.

Après plusieurs années de recherche, les scientifiques du Scripps Research Institute, basé en Floride, a développé un "composé" baptisé eCD4-Ig, qui offre une "très, très forte protection" contre le VIH. L'étude, publiée mercredi dans la revue scientifique Nature, décrit de bons résultats pour cet "inhibiteur très puissant et à large spectre", qui cible le VIH-1, le principal virus du sida actif dans le monde.

Une protection bien plus longue qu'avec des antirétroviraux

L'expérimentation a été conduite sur les macaques rhésus, et elle a permis d'obtenir de bons résultats. Contaminés avec un équivalent du sida, les signes ont été protégés pendant au moins huit mois avec une seule injonction de la substance. Mieux encore : exposés à des doses de plus en plus forte du virus du sida (dans sa version singe), les macaques traités avec eCD4-Ig n'ont développé aucune infection. Y compris avec des doses quatre fois supérieures à celle suffisante pour infecter les singes témoins.

Les scientifiques américains veulent à présent prouver l'efficacité du produit avec des doses huit à 16 fois supérieures à la dose infectieuse, plus d'un an après leur traitement.

La molécule eCD4-Ig empêche en fait e virus du sida d'entrer dans les cellules du système immunitaire lymphocytes CD4 pour s'y reproduire. Elle neutralise les deux récepteurs que le VIH utilise pour entrer dans les cellules.

Un tel traitement, s'il était utilisable chez l'homme, permettrait d'offrir une protection durable et donc d'éviter la prise quotidienne d'antirétroviraux, avec tous les effets secondaires qu'elle peut entraîner. Toutefois pour le professeur Farzan, qui a dirigé l'étude, il faudra encore "des études complémentaires sur la sécurité du produit aussi bien chez les macaques que chez l'homme".

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