Simone Gbagbo
Simone Gbagbo © PANAPRESS/MAXPPP TEAMSHOOT / PANAPRESS/MAXPPP TEAMSHOOT

L'ancienne première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo a été condamnée mardi à vingt ans de prison pour son rôle dans les violences post-électorales qui ont fait quelque 3.000 morts en 2011.

Après plus de neuf heures de délibérations, le jury a retenu toutes les charges retenues contre la "dame de fer", dont celles de constitution de bandes armées et d'atteinte à la sécurité de l'Etat. Il a assorti sa peine de prison de dix ans de privation des droits civiques. Lors du procès, qui s'est achevé dans la nuit de lundi à mardi à Abidjan, l'avocat général avait réclamé contre Simone Gbagbo une peine de dix ans de prison.

Le procès de l'épouse de Laurent Gbagbo s'est tenu en Côte d'Ivoire, les autorités ayant refusé de la transférer à la Cour pénale internationale (CPI), qui voulait la poursuivre pour crimes contre l'humanité. La CPI détient déjà l'ancien président ivoirien, battu dans les urnes par Alassane Ouattara et chassé du pouvoir après une intervention militaire française. Il doit être jugé pour avoir orchestré les violences post-électorales.

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Simone Gbagbo a de son côté été jugée en compagnie de 82 proches de l'ancien président pour atteinte à la sécurité de l'Etat, xénophobie et pour avoir formé des milices armées qui ont plongé le pays dans une guerre civile de quatre mois.

Selon son avocat, Rodrigue Dadjé :

Les membres du jury ont retenu toutes les charges contre elle, dont celui de troubles à l'ordre public, de constitution de bandes armées et d'atteinte à la sécurité de l'Etat.

Michel Gbagbo, le fils de l'ancien couple présidentiel, a écopé pour sa part de cinq ans de prison, a-t-il ajouté. Plusieurs autres anciens responsables ivoiriens se sont vu infliger de lourdes peines, dont l'ancien chef de la Garde présidentielle, le général Dogbo Blé, condamné lui aussi à 20 ans de prison.

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