Edward Snowden, l'informaticien à l'origine des fuites sur le programme de surveillance du renseignement américain Prism, a quitté Hong Kong dimanche pour Moscou. Il a demandé l'asile politique à l'Equateur.

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L'affaire Snowden
L'affaire Snowden © Radio France
L'avion qui transportait Edward Snowden, l'informaticien à l'origine des révélations sur le programme américain de cybersurveillance Prism, est arrivé à Moscou, d'où l'ancien consultant de la National Security Agency (NSA) devrait repartir lundi pour Caracas, via La Havane. Snowden, qui s'était réfugié à Hong Kong début mai, estenregistré sur un vol Moscou-La Havane lundi et a l'intention dese rendre ensuite au Venezuela, a-t-on appris de source prochede la compagnie aérienne russe. Selon le ministre équatorien des Affaires étrangères, Snowden a demandé l'asile politique à l'Equateur. L'ambassadeur d'Equateur en Russie, Patricio Alberto Chavez Zavala, est arrivé de son côté dimanche soir dans un hôtel de l'aéroport de Moscou pour rencontrer Snowden. L'ancien consultant de la National Security Agency (NSA) est accompagné de plusieurs diplomates et de Sarah Harrison, une responsable du site WikiLeaks, spécialisé dans la divulgation d'informations sensibles. Julien Assange, le fondateur de WikiLeaks accusé de viol enSuède, est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres. Quito luia accordé l'asile politique. Le ministère américain de la Justice a déclaré de son côté avoir été informé par les autorités de Hong Kong du départ de Snowden vers "un pays tiers". Il a ajouté qu'il continuerait à rechercher la coopération judiciaire des pays où l'informaticien se rendrait. _Les autorités américaines sont furieuses... les précisions d'Aurélien Colly_
Edward Snowden, qui travaillait en sous-traitance pour la National Security Agency (NSA), une des principales agences du renseignement américain, a reconnu être à l'origine des révélations sur l'existence d'un vaste programme de surveillance des communications téléphoniques et via internet. Les Etats-Unis l'ont inculpé de vol de biens de l'Etat, de transmission non autorisée d'informations relevant de la défense nationale et de divulgation de renseignements classifiés à une personne non habilitée. Ces deux dernières infractions tombent sous le coup de la loi des Etats-Unis sur l'espionnage, ce qui pourrait valoir à Snowden des sanctions financières ainsi qu'une peine de dix ans de prison. Washington avait réclamé aux autorités de la région administrative spéciale de Hong Kong un mandat d'arrêt provisoire en vue de son extradition. Samedi, la Maison blanche annonçait que des responsables américains étaient à Hong Kong pour négocier le retour du "lanceur d'alerte". Mais le gouvernement hongkongais a expliqué dimanche que le dossier transmis par les Etats-Unis "n'était pas pleinement conforme aux conditions requises par la loi de Hong Kong". Selon ces autorités : > Puisque le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong n'a toujours pas les informations suffisantes pour traiter d'une requête de mandat d'arrêt provisoire, il n'existe aucune base juridique pour interdire à M. Snowden de quitter Hong Kong. Les informations communiquées par Snowden ont permis de révéler l'existence très décriée de Prism, un vaste programme de surveillance de données informatiques circulant sur internet, des courriers électroniques par exemple, et de données téléphoniques.[ Ses révélations, publiées début juin par le Guardian](http://www.guardian.co.uk/world/2013/jun/09/nsa-whistleblower-edward-snowden-why) et le Washington Post, montrent comment la NSA a amassé quantité de données téléphoniques et numériques provenant de compagnies telles que Verizon, Google, Apple et Facebook. Snowden a également affirmé que la NSA piratait depuis 2009 les ordinateurs d'institutions appartenant à l'ancienne colonie britannique, ainsi qu'à la Chine. Edward Snowden, l'informaticien à l'origine des fuites sur le programme de surveillance du renseignement américain Prism, a quitté Hong Kong dimanche pour Moscou.
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