Edward Snowden peut retrouver un peu d'espoir : trois pays latino-américains sont maintenant prêts à lui accorder l'asile. Après le Venezuela et le Nicaragua, la Bolivie a, à son tour, proposé son aide à l'ex-consultant du renseignement américain.

Bloqué depuis 14 jours dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo, le jeune fugitif américain a enfin trouvé des alliés dans un monde peu enclin à se dresser face aux Etats-Unis.

Le président bolivien Evo Morales a annoncé qu'il accorderait volontiers l'hospitalité à Snowden, si ce-dernier la sollicitait :

En signe de protestation, je voudrais dire aux Européens et aux Nord-Américains : maintenant, nous allons accorder l'asile si cet Américain persécuté par ses compatriotes nous le demande. Nous n'avons pas peur.

Le ton est donné et fait résonnance à celui employé, hier, par le chef d'Etat venezuelien, Nicolas Maduro :

J'ai décidé d'offrir l'asile humanitaire à ce jeune Américain, Edward Snowden, de sorte qu'il puisse venir dans la patrie de Bolivar et de Chavez et y vivre à l'écart de la persécution impérialiste nord-américaine

Le point sur cette affaire d'Angel Savino

Un autre pays latino-américain, le Nicaragua, s'est dit lui aussi prêt à accueillir le jeune informaticien "si les circonstances le permettent".

Problème de passeport

Mais comment l'Américain va-t-il pouvoir quitter la Russie puisqu'il n'a plus de passeport ? Le document a été annulé par Washington.

En outre, le jeune homme ne peut quitter la zone de transit de Cheremetievo pour rejoindre un autre aéroport moscovite comme celui de Vnouko, d'où partent les avions des dignitaires étrangers.

Snowden, le mal aimé

Recherché par les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage et ont annulé son passeport, il a déposé des demandes d'asile auprès d'une vingtaine de pays mais peine à trouver un pays d'accueil.

La France, qui figurait sur sa liste, a ainsi refusé jeudi de donner une suite favorable à sa demande.

A Washington, la Maison blanche a refusé de faire le moindre commentaire sur l'annonce de Caracas.

Nicolas Maduro a expliqué sa décision par les détails que Snowden a livrés sur les programmes d'espionnage des Etats-Unis qui, a-t-il ajouté, ont révélé les "procédés infâmes de l'empire".

Qui est le coupable ? Un jeune homme qui dénonce des plans guerriers ou le gouvernement des Etats-Unis qui lance des bombes et arme l'opposition syrienne contre le peuple et le présidentlégitime Bachar al Assad ? Qui est le terroriste ? Qui est le délinquant global ?

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