Les studios Sony Pictures à Culver City
Les studios Sony Pictures à Culver City © REUTERS/Mario Anzuoni / REUTERS/Mario Anzuoni

Accusée par les États-Unis d'être responsable de la cyberattaque massive commise il y a un mois contre le studio hollywoodien Sony Pictures Entertainment, la Corée du Nord a proposé à Washington la création d'une commission d'enquête conjointe.

Se disant "calomnié" par les accusations du FBI, le régime prévient que les Américains s'exposeront à de "graves conséquences" en cas de refus, précise l'agence officielle de presse nord-coréenne KCNA qui cite un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.

Les États-Unis ont imputé vendredi à la Corée du Nord la responsabilité de l'attaque informatique menée il y a un mois contre le studio hollywoodien et Barack Obama a annoncé qu'il réagirait en temps voulu et de manière proportionnée à cette agression.

► ► ► LIRE | Washington accuse la Corée du Nord

Les "Guardians of peace" (Gardiens de la paix) qui ont revendiqué la cyberattaque contre la filiale de Sony ont exigé, et obtenu, que la comédie "The Interview", dans laquelle deux journalistes sont mandatés par la CIA pour assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, ne soit pas diffusée. Le film était censé sortir le 25 décembre sur les écrans nord-américains.

Si les États-Unis refusent [...] il y aura de graves conséquences

La réponse de Pyongyang à Washington (Charlotte Alix aux États-Unis)

1 min

Sony : La Corée du Nord répond à Washington

Dans sa première réaction aux accusations lancées par le FBI, la Corée du Nord dit pouvoir prouver n'avoir aucun lien avec la cyberattaque. Selon le porte-parole cité par KCNA :

Nous proposons de mener une enquête conjointe avec les États-Unis pour répondre aux calomnies sans fondement que répandent les Etats-Unis en mobilisant l'opinion. Si les États-Unis refusent d'accepter notre proposition d'une enquête conjointe et continuent de parler d'une sorte de réponse en nous impliquant dans cette affaire, ils doivent garder à l'esprit qu'il y aura de graves conséquences.

Washington a appelé vendredi soir Pékin, Tokyo, Séoul et Moscou à participer à un effort de lutte contre les cyberattaques. Le Japon et la Corée du Sud y ont répondu favorablement. La Chine n'a pas encore officiellement réagi mais le Global Times, un journal tabloïd dépendant du Quotidien du peuple, l'organe officiel du Parti communiste chinois, a dénoncé dans un éditorial une "arrogance culturelle", après avoir précisé que tout pays civilisé s'opposerait à des cyberattaques ou menaces terroristes. Ce titre de presse est destiné à une audience étrangère plus que chinoise :

Un film tel que 'The Interview' [...] n'est pas quelque chose dont Hollywood et la société américaine doivent être fiers", La raillerie acerbe de Kim n'est que le résultat d'une arrogance culturelle insensée.

► ► ► A LIRE | L'interview qui tue" : le film qui ne sortira pas dans les salles américaines

Sony - Corée du Nord : le piratage
Sony - Corée du Nord : le piratage © Radio France
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.