L'ambassade des Etats-unis à Berlin
L'ambassade des Etats-unis à Berlin © Reuters / Thomas Peter

La diplomatie allemande joue l'apaisement après l'expulsion du chef des renseignements américains dans le pays. Le ministre des Affaires étrangères Franck-Walter Steinmeier va rencontrer son homologue américain John Kerry ce week-end.

La tension est redescendue d'un cran entre Berlin et Washington. Alors que les relations entre l'Allemagne sont explosives sur fond de soupçons d'espionnage, Franck-Walter Steinmeier, le chef de la diplomatie allemande a calmé le jeu ce vendredi :

Nous voulons réactiver notre partenariat, notre amitié sur des bases sincères, nous y sommes prêts.

C'est le message que le ministre allemand des Affaires étrangères transmettra à son homologue américain John Kerry ce week-end à Vienne, en marge de pourparlers sur le nucléaire iranien.

De nouveaux soupçons d'espionnage

Le gouvernement ouvre la voie du dialogue au lendemain de l'expulsion de chef des renseignements américains en Allemagne. Cette décision est rarissime entre deux pays de l'OTAN. Elle faisait suite à de nouveaux soupçons d'espionnage de la part de Washington : un agent du renseignement allemand et un officier de l''armée sont suspectés d'avoir fourni des informations à la CIA. Ces révélations ont jeté un froid entre les deux pays, un an après celles sur la mise sur écoute par les Américains du téléphone portable d'Angela Merkel.

Renvoyer le chef des renseignements américains, "c'est un geste politque fort" d'après Alain Chouet, ancien directeur du renseignement à la DGSE :

Discours de fermeté

La diplomatie allemande prévient, son chef Franck-Walter Steinmeier ne fera pas de concessions à son homologue américain.

Cette coopération ne doit pas seulement reposer sur la confiance, mais aussi sur le respect réciproque.

Le ministre allemand admet tout de même que "malgré les évènements de ces dernières semaines, qui sont inquiétants", le partenariat avec les Etats-Unis est "incontournable".

Silence américain

De son côté, Washington a adopté la stratégie du "no comment" : pas un mot de l'administration Obama sur cette crise diplomatique au nom de la protection des agents américains. L'affaire n'a pas été évoquée non plus par le président de la Chambre des représentants John Boehner.

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