"Le sort passé, présent et futur de notre peuple et de notre nation dépend de cette bataille." Pour Bachar Al-Assad, qui s'exprimait à l'occasion de la fête de l'armée le 1er août, tout va se jouer à Alep, la grande ville du nord.

Si la ville tombe aux mains des rebelles, le coup sera très dur à encaisser pour le régime : les insurgés pourront alors, à l'instar des révolutionnaires libyens, sanctuariser une zone autonome où armes et combattants venus de Syrie afflueront. Une vraie rampe de lancement pour conquérir le reste du pays. Si le regime reprend la main à Alep, ils devront allumer d'autres foyers de contestation, notamment dans le pays kurde. Autant dire de longs mois de combats en perspective.

Farouk Moussarih, opposant syrien et membre du Parti démocratique

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Dans le Golfe, et notamment en Arabie Saoudite et au Qatar, on a bien compris tout l'enjeu de cette bataille et ses conséquences. Riyad et Doha sont désormais dans la même tranchée que les insurgés : il faut abattre le régime à tout prix, sinon, Damas pourrait être tenté de déstabiliser les monarchies sunnites du Golfe.

Farouk Moussarih, opposant syrien et membre du Parti démocratique

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Sur le terrain, les révolutionnaires réclament non plus seulement des armes, mais une zone d'exclusion aérienne pour neutraliser les hélicoptères et les avions de chasse de bachar Al-Assad, avec lesquels ils ne peuvent pas lutter.

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