ouverture de la conférence dite de genève ii sur la syrie
ouverture de la conférence dite de genève ii sur la syrie © reuters
**La conférence de Genève II sur la paix en Syrie s'est ouverte ce matin à Montreux (Suisse).** **Objectif : sortir de la crise, en mettant autour de la même table les représentants du régime de Bachar al Assad et leurs opposants. Mais les positions des deux camps semblent inconciliables.** 40 pays et organisations régionales ont répondu à l'invitation de Ban Ki-moon. "Après presque trois pénibles années de conflit et de souffrances en Syrie, aujourd'hui est un jour d'espoir", a déclaré le secrétaire général des Nations unies dans son discours d'ouverture. C'est la première fois que des représentants du régime de Bachar al Assad et de l'opposition syrienne en exil sont réunis à la même table. > Vous, les représentants de l'opposition et du gouvernement syrien, vous avez une énorme opportunité et une responsabilité envers le peuple syrien. (Ban Ki-moon) Mais sans surprise les deux camps sont restés inflexibles. Le chef de la Coalition de l'opposition syrienne, Ahmed Jarba, a de nouveau appelé le président syrien Bachar al Assad à quitter le pouvoir au profit d'un gouvernement de transition, doté des pleins pouvoirs. Sur ce point, l'opposition syrienne peut compter sur le soutien des dirigeants occidentaux, John Kerry en tête. Pour le secrétaire d'Etat américain, "il est impossible, inimaginable que cet homme (Assad) qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner." ### Assad ne quittera jamais le pouvoir, prévient le régime La réponse du camp d'en face ne s'est pas fait attendre : Bachar al Assad n'abandonnera jamais son siège, a martelé le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al Moualem. Seul le peuple syrien peut décider du sort du président, explique-t-il. > Personne n'a le droit de retirer la légitimité à un président, hormis le peuple. (Walid al Moualem)
Le chef de la diplomatie syrienne a par ailleurs exhorté les puissances étrangère à cesser de "soutenir le terrorisme" et de lever les sanctions contre Damas. Le régime syrien désigne comme "terroristes" tous ses opposants depuis le début du conflit. Une rhétorique dénoncée par le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, dans son discours à Montreux et sur son compte Twitter : Laurent Fabius a par ailleurs appelé à un cessez-le-feu immédiat en Syrie et à l'ouverture de corridors humanitaires pour venir en aide aux civils. "Parce que cette situation terrible existe, qu'elle tue chaque mois des centaines, des milliers de femmes, d'enfants, d'hommes innocents, nous demandons dès l'entrée de cette conférence que, de toute urgence, un ou des cessez-le-feu soient pratiqués, des couloirs humanitaires ouverts, des vivres et des médicaments apportés aux survivants." **► ► ► ALLER PLUS LOIN | [Chronologie interactive du conflit syrien ](http://www.franceinter.fr/dossier-syrie-un-pays-en-guerre)** Qu'attendent les Syriens de cette conférence de Genève ? A Damas, la capitale, les habitants ne se font pas beaucoup d'illusions et continuent de soutenir majoritairement Bachar al Assad. **"La France et ses alliés doivent arrêter de soutenir les rebelles..." Paroles d'habitants de Damas au micro de Valérie Crova.**
La guerre civile en Syrie, simple soulèvement populaire à son origine en mars 2011, a fait plus de 130.000 morts et des millions de déplacés, selon les derniers chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
La conférence Genève II sur la Syrie
La conférence Genève II sur la Syrie © Idé
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