barack obama prêt à frapper la syrie, va consulter le congrès
barack obama prêt à frapper la syrie, va consulter le congrès © reuters

Pas d'intervention en Syrie sans l'avis des élus du peuple ! Jean-Marc Ayrault annonce une réunion lundi avec les présidents des deux assemblées et les représentants de la majorité et de l'opposition. Hier Barack Obama a lui annoncé un vote du Congrès. Une annonce qui a d'ores et déjà déçu au sein de l'opposition syrienne : "on s'attendait à une frappe directe et imminente" contre le régime de Bachar al-Assad, regrette Samir Nachar, de la Coalition nationale syrienne de l'opposition. "Mais nous pensons que le Congrès va approuver des frappes militaires".Hier Barack Obama est donc revenu en arrière : alors que tout le monde attendait un discours pour lancer la fameuse intervention dont tout le monde parle depuis une semaine, il a finalement décidé de solliciter le Congrès avant toute action. Tout en rappelant la nécessité selon lui d'intervenir en Syrie.

Voici dix jours, le monde a vu avec horreur des hommes, des femmes et des enfants être massacrés en Syrie dans la pire attaque aux armes chimiques du XXIe siècle. Hier, les Etats-Unis ont présenté la preuve puissante que le gouvernement syrien était responsable de cette attaque contre son propre peuple. Cette attaque est un agression contre la dignité humaine. Elle constitue aussi un grave danger pour notre sécurité nationale. Elle risque d'enlever toute crédibilité à l'interdiction mondiale de l'usage des armes chimiques. Elle met en danger nos amis et partenaires aux frontières de la Syrie, dont Israël, la Jordanie, la Turquie, le Liban et l'Irak.

Il faut dire que l'intervention américaine ne va pas de soi et rappelle de mauvais souvenirs aux Américains. Aurélien Colly.

En Syrie, les partisans du pouvoir se réjouissent de cette décision. Les explications de Valérie Crova à Beyrouth.

Le président américain prend tout de même un risque en mettant la décision entre les mains des représentants américains. Cette semaine au Royaume-Uni, ce choix s'est soldé par un vote "contre" au Parlement.

Un grand nombre de personnes ont recommandé de ne pas prendre cette décision impliquant le Congrès et il ne fait aucun doute qu'ils ont été influencés par ce que nous avons vu se produire cette semaine au Royaume-Uni où le Parlement de notre allié le plus proche n'a pas réussi à adopter une résolution ayant un objectif similaire. Pourtant, tout en estimant avoir l'autorité nécessaire pour mener cette action militaire sans autorisation spécifique du Congrès, je sais que notre pays sera plus fort si nous suivons cette voie et que nos actes seront encore plus efficaces.

Alea (pas si) jacta est

En France, Jean-Marc Ayrault a finalement pris une décision similaire. En convoquant lundi les responsables des deux chambres du parlement, avant un débat en séance publique mercredi. Autour des ministres des Affaires étrangères Laurent Fabius et de la Défense Jean-Yves Le Drian, le chef du gouvernement recevra à Matignon les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les présidents des commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée et de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées du Sénat, ainsi que les présidents des groupes politiques de la majorité et de l'opposition des deux chambres.

Selon le Journal du Dimanche, un document émanant des services secrets français a été délibérément déclassifié pour être rendu public.

Il confirme que Damas a bien utilisé une partie de son arsenal chimique contre les opposants syriens. Yann Gallic.

L'intervention fait débat au sein de la population aussi. Hier à Paris, on pouvait croiser des manifestations aussi bien pour que contre les frappes. _Le reportage d'Elise Thibaut._
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