Pour l'oppostion syrienne, la défection du Premier ministre Riyad Hijabi est le signe tangible de la désagrégation du régime de Bachar Al-Assad. Elle fait suite à celle de Manaf Tlass, l'ami d'enfance du président syrien, de celle du vice-ministre du pétrole Abdo Houssamedine, ou encore de celle de Nawas Farès ambassadeur syrien à Bagdad et premier haut diplomate à quitter le navire.

Pour le moment, ces défections ne concernent que les sunnites. La colonne vertébrale politico-sécuritaire du régime tient encore, mais la défection de Riyad Hijabi est un nouveau clignotant qui s'est allumé.

Khattar Abou Diab, politologue

Dans l'armée, il y a aussi des pertes en ligne pour le régime. Une trentaine de généraux sont passés avec armes et bagages dans les rangs de l'opposition armée. Là encore, il s'agit des sunnites mécontents d'être maltraités par la hierarchie dominée par les alaouites. Les unités d'élite, celles qui sont bien équipées et motivées, restent loyales.

Fabrice Balanche, universitaire spécialiste de la Syrie

Les récentes défections sont importantes et montrent que l'élite sunnite joue de moins en moins le jeu du régime. Pour autant, la capacité d'action et de répression du régime est loin d'être brisée. Ce qui signifie encore de longs mois de violences et de combats.

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