Selon des informations du Figaro, ce qui aurait pu déclencher l'usage d'armes chimiques, serait la progression des troupes d'élite de l'Armée syrienne libre vers Damas depuis mi-août, des troupes formées entre autres par les Américains alors que le président syrien avait prévenu qu'une "agression extérieure" pourrait motiver l'usage de cette arme non conventionnelle.

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L'analyse de David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS)

En Syrie, l'utilisation d'armes chimiques n'a toujours pas pu être vérifiée. François Hollande parle d'usage "probable", Washington dit ne pas pouvoir déterminer s'il y a eu usage. L'Onu attend le feu vert du gouvernement syrien pour enquêter sur place.

Autoriser les vérifications des experts de l'Onu ?

De nombreuses voix se sont élevées pour demander à la Syrie d'autoriser les experts en armes chimiques des Nations unies à se rendre sans tarder sur le site où l'opposition accuse le pouvoir d'avoir tué des centaines de personnes dans une attaque au gaz mercredi matin.

Le temps presse pour établir les preuves de cette attaque contestée par le pouvoir syrien, a souligné un porte-parole de l'opposition en soulignant que les équipes de sauvetage continuaient à découvrir des corps et que le bilan, compris entre 500 et 1.300 morts selon les estimations, devrait s'alourdir. Selon le porte-parole de la Coalition nationale syrienne (CNS), Khaled Saleh, à Istanbul où l'opposition se réunit depuis le début du conflit :

Nous pensons que le nombre (de morts) va augmenter parce que nous venons de découvrir un quartier de Zamalka où il y a des maisons pleines de cadavres. Il y a un délai pendant lequel les inspecteurs peuvent prouver avec une probabilité élevée que des armes chimiques ont été utilisées. Nous disons : laissez les inspecteurs entrer aujourd'hui, ou demain au plus tard

Des gazs chimiques en Syrie ?
Des gazs chimiques en Syrie ? © REUTERS/Bassam Khabieh / REUTERS/Bassam Khabieh

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon , qui s'était dit choqué mercredi après les premières informations faisant état de centaines de morts, a appelé jeudi le gouvernement syrien à autoriser les experts en armes chimiques de l'Onu présents à Damas depuis dimanche pour enquêter sur des faits antérieurs, à enquêter "sans tarder" sur les nouveaux faits. Ban Ki-moon a demandé à la Haute Représentante de l'Onu pour les affaires de désarmement, Angela Kane, de se rendre à Damas pour favoriser l'accès des inspecteurs aux sites concernés. Le président français François Hollande s'est entretenu avec le secrétaire général de l'Onu de "l'usage probable d'armes chimiques", a fait savoir l'Elysée.

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