Plus la crise syrienne s'aggrave et plus les armes affluent dans le pays. D'autant plus, que des pays arabes comme l' Arabie Saoudite et le Qatar ne cachent plus qu'ils alimentent l'opposition en armement et en dollars.

Certains chemins de la contrebande passent par le Liban, via Tripoli au nord et la Bekaa à l'est, notamment ceux qui ravitaillent Homs, la capitale de la révolution. La frontière est poreuse. Des observateurs libanais prétendent même que les opposants syriens "achètent" des temps de passage la nuit au point frontalier syro-libanais pour faire entrer clandestinement des armes.

Le journal libanais Al-Akhbar évoque des vols d'armes au sein de l'armée libanaise qui sont ensuite revendues aux insurgés syriens. Le quotidien affirme que l'armée a d'ailleurs diffusé le 9 mars dernier des consignes internes pour mettre un terme à ce type de traffic. Une centaine de fusils automatiques ainsi qu'une grande quantité de munitions sont partis dans la nature. Plusieurs militaires ont été arrêtés.

Les armes, selon le journal,"sont transférées vers la Bekaa pour être ensuite acheminer en contrebande vers le territoire syrien et les réserves de l'opposition" . Al-Akhbar ajoute que l'armée libanaise a décidé de mieux contrôler ses entrepôts et de renforcer les mesures de sécurité autours de ses stock d'armes. Il est désormais clair que le marché syrien est en plein expansion pour les contrebandiers. Les prix sont à la hausse et atteignent des "sommets inégalés", précise le journal. Comme me le disait récemment un religieux de Homs de passage à Paris : "dans ce conflit, le seul gagnant, c'est l'ange de la mort!"

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