La trêve décrétée par Moscou à Alep est entrée en vigueur jeudi, mais des combats ont aussitôt éclaté dans un des couloirs d'évacuation à destination des civils et des rebelles.

Image satellite des quartiers d'Al-Fardos et Kallaseh, dans l'est d'Alep, où plusieurs immeubles sont très fortement endommagés
Image satellite des quartiers d'Al-Fardos et Kallaseh, dans l'est d'Alep, où plusieurs immeubles sont très fortement endommagés © Sara Hashash pour Amnesty International

Des affrontements et des tirs d'artillerie ont éclaté jeudi dans un couloir établi près du quartier de Boustane al-Qasr, à Alep en Syrie, un quartier contrôlé par les rebelles, peu après l'entrée en vigueur de la "pause humanitaire", qui a débuté à ce jeudi à 8h (5h00 GMT). Des tirs dont la responsabilité est imputée à "des groupes terroristes" d'après l'agence officielle Sana.

Huit couloirs humanitaires

Huit couloirs humanitaires, dont six pour l'évacuation de civils, de malades et de blessés, et deux pour le retrait de rebelles armés, mais qui peuvent également être utilisés pour les civils, ont été mis en place, avait annoncé mercredi l'état major russe.

Dans des messages diffusés par des hauts-parleurs, l'armée syrienne appelait toutefois les habitants des quartiers-est à "saisir la chance" qui leur était offerte pour évacuer "les blessés", rappelant que la trêve durerait trois jours, chaque jour de 8h jusqu'à 16h.

Depuis deux jours, le régime du président Bachar al-Assad et son allié russe ont suspendu leurs raids aériens visant les quartiers Est d'Alep, où vivent quelque 250.000 personnes.

Amnesty international appelle à cesser les assauts

Ce jeudi, Amnesty International a appelé les Nations unies à agir pour "mettre fin aux assauts visant à chasser les civils de l'est d'Alep". S'appuyant sur des photographies satellites, l'organisation veut alerter sur l'ampleur de la destruction de ces quartiers est. Des témoignages recueillis de civils bloqués à l'intérieur de la ville attestent que "les forces gouvernementales syriennes, avec le soutien de la Syrie, ont attaqué des logements".

Amnesty, enfin, a également publié des images démontrant l'utilisation de bombes à sous-munition, de fabrication russe, utilisées lors de ces attaques.

Des bombes à sous-munitions, de manufacture russe, ont été retrouvées dans les quartiers est d'Alep
Des bombes à sous-munitions, de manufacture russe, ont été retrouvées dans les quartiers est d'Alep © Kirsten Van Balen pour Amnesty International
Ces résidus de bombes ont été photographiées dans les quartiers de Halak, Beidine, Sheikh Faress et al-Haydaryet, à l'est d'Alep
Ces résidus de bombes ont été photographiées dans les quartiers de Halak, Beidine, Sheikh Faress et al-Haydaryet, à l'est d'Alep © Kirsten Van Balen pour Amnesty International
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