Attentats meurtriers à Tartous (Syrie)
Attentats meurtriers à Tartous (Syrie) © Reuters / Sana sana

Le groupe État Islamique a revendiqué les attentats qui ont fait près de 190 morts ce lundi dans des bastions du régime syrien, et contre des militaires au Yémen.

La côte méditerranéenne de la Syrie a été touchée par des explosions en série ce lundi matin, à Tartous et Jableh, revendiquées quelques heures plus tard par l’organisation État Islamique. Dans son communiqué, les djihadistes précisent que leurs commandos ont visé des rassemblements d’Alaouites (branche de l’islam chiite à laquelle appartient le président syrien Bachar Al-Assad).

Vers 9h, deux kamikazes se sont fait exploser dans la gare routière de Tartous. Une voiture piégée a ensuite explosé à l’extérieur. Un quart d’heure plus tard, à Jablé, des explosions ont retenti devant la gare routière, la compagnie d’électricité et deux hôpitaux.

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, ces attaques ont fait au moins 148 morts et des dizaines de blessés. Les médias publics syriens évoquent, eux, un bilan de 78 morts.

Le régime de Bachar Al-Assad touché en plein coeur

Cette région, jusque-là relativement épargnée par les violences de la guerre, est très symbolique : bastion du régime de Bachar Al-Assad, elle abrite des bases de l’armée russe. Les deux villes touchées sont situées à environ 70 kilomètres l’une de l’autre, le long de la côte méditerranéenne. Tartous héberge une base navale russe. Jableh est proche d’une base aérienne utilisée par l’aviation russe pour bombarder les ennemis du régime.

Moscou a fait part de son inquiétude après ces attaques, et a insisté sur l’importance de poursuivre les pourparlers de paix sous l’égide des Nations-Unies. Les négociations sont au point mort depuis plusieurs semaines, malgré quelques vaines tentatives de cessez-le-feu à Alep.

Attentats au Yémen au même moment

Pour la deuxième fois en moins de dix jours, les forces militaires yéménites ont été la cible d’attaques ce lundi matin. Un double attentat a fait 41 morts à Aden dans le sud du pays. Un kamikaze s’est fait exploser parmi des dizaines de jeunes recrues, qui attendaient devant un bureau d’enrôlement pour les rejoindre les forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi. Peu après, c’est la base militaire Badr qui a été la cible d’une attaque à l’explosif. Là aussi, la revendication par le groupe Etat Islamique n’a pas tardé à arriver, dénonçant "l’armée des apostats ".

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