En marge du sommet européen à Riga, le président français s'est comme beaucoup ému du sort de Palmyre, la ville tombée aux mains des djihadistes de l'État islamique. Mais pour lui, cela ne doit pas faire oublier les mort ni les crimes du régime de Bachar al-Assad.

Oui, "Palmyre suscite une émotion" que François Hollande dit comprendre, "compte tenu du patrimoine du site. Et en même temps, chaque jour, il y a des morts " en Syrie et l'organisation de l'État islamique n'est qu'une plaie supplémentaire pour le pays. Car pour François Hollande, la montée des djihadistes n'est pas au coeur du problème syrien. À Riga, il a ainsi pris à nouveau position pour de nouveaux échanges entre le régime de Damas et l'opposition, que la France soutient .

Nous devons faire en sorte, avec un régime visiblement affaibli et un Bachar al-Assad qui ne peut pas être l'avenir de la Syrie , qu'il y ait la construction d'une nouvelle Syrie qui puisse en terminer avec le régime et surtout avec les terroristes, qui sont là et qui progressent.

Pas question pour autant d'aller vers une intervention. "La seule intervention qui compte, c'est celle de l'opposition démocratique, celle qui doit permettre à ces forces de pouvoir reconquérir. C'est ce qu'a toujours plaidé la France."

Il appelle donc à la préparation d'un "nouveau Genève", en référence aux précédentes discussions (jusqu'ici stériles) entre le pouvoir syrien et l'opposition. Au printemps 2012, la négociation s'était achevée sur un accord de transition politique, qui jusqu'ici ne s'est jamais concrétisé , Bachar al-Assad continuant à s'accrocher à son poste de président.

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