Pour le moment, on ne connaît pas encore la date de ce Genève II, mais le courant de juin est le plus souvent évoqué. Depuis plusieurs semaines, le régime de Bachar Al-Assad a fait circuler une liste de ses négociateurs : Waël Al-Halaqi (Premier ministre), Qadri Jamil (Vice Premier ministre), Omran Zohbi (ministre de l'information), Ali Haïdar (ministre de la réconciliation) et Joseph Sweid. On évoque aussi le nom de Fayçal Meqdad (vice-ministtre des affaires étrangères).

Cette première liste n'est pas définitive, explique-t-on au Quai d'Orsay, elle devrait certainement connaître des modifications. Mais la balle est maintenant dans le camp de l'opposition. Choisir qui va la représenter risque d'échauffer les esprits. Dans l'opposition, tout le monde veut être le nouveau calife! Un diplomate français estime que "la Coalition Nationale Syrienne doit former le coeur de la délégation mais elle doit s'élargir." La CNS se réunit à partir de jeudi à Istanbul pour dire si elle participera ou pas à Genève II -un refus est très peu probable- et qui elle enverra négocier avec les représentants du régime.

Quels pays doivent participer à Genève II ? Pour la France, "les Iraniens ne doivent pas être à bord ". C'est un point de discorde avec Moscou :"Nous estimons que tous ceux qui ont participé à la rencontre genevoise en juin 2012 doivent être invités. Par ailleurs, l'absence de l'Iran et de l'Arabie saoudite était un grand manquement", a récemment fait savoir Sergueï Lavrov. A Genève I, la Turquie et le Qatar étaients présents.

Même si la France ne veut pas mélanger le dossier nucléaire iranien et la tragédie syrienne, il est difficile de croire que l'on va régler la crise syrienne sans l'avis de l'Iran, qui non seulement aide directement le régime mais appuie le Hezbollah libanais pour faire la chasse aux insurgés.

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