Face à l'enlisement de la crise syrienne -ni les rebelles ni le régime n'ont pu jusqu'à présent terrasser l'autre camp-, les appels se font de nouveau entendre pour une intervention militaire internationale ou à défaut arabe. A l'ONU, le Qatar a demandé une nouvelle fois d'intervenir pour mettre fin au bain de sang.

Dans l'histoire contemporaine du Moyen-Orient, les Arabes sont intervenus à deux reprises : au Koweit en 1961 contre les visées de Bagdad sur l'émirat et en 1976 au Liban avec l'envoi d'une force arabe de dissuasion, composée majoritairement de soldats syriens. Avec les résultats que l'on sait.

Plus récemment, on a pu noter aussi l'intervention des forces armées du Conseil de coopération arabe du Golfe à Bahrein pour sauver la couronne sunnite et étouffer la révolte. Mais qu'elle soit arabe ou internationale, une intervention militaire en Syrie n'est pas à l'ordre dun jour. Trop de contraintes et de pré conditions bloquent tout mouvement en ce sens.

"On pourrait à la limite effectuer des raids aériens contre le palais présidentiel et des sites vitaux pour l'armée syrienne , nous explique le général Jean Fleury, ancen chef d'Etat major de l'armée de l'air sous François Mitterrand.Il faudrait encore que cela intervienne en représailles d'une action du régime et puis, quid du feu vert international ?" Et puis pour quel résultat ?

Pour_ l'ancien ambassadeur de France à Téhéran, François Nicoullaud, la crise syrienne se trouve aujourd'hui au "milieu du gué." "Face au dilemme : travailler à la paix, même imparfaite, même incertaine, ou pousser à l'exacerbation du conflit jusqu'à son épuisement, nous avons opté, Européens et Américains, pour la deuxième branche de l'alternative," écrit le diplomate sur son blog "A contre-courants" (https///nicoullaud.blogspot.com). Et François Nicoullaud de citer le mot de Talleyrand :"non-intervention, ce mot diplomatique et énigmatique, signifiant la même chose qu'intervention"_ ...

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