Le Conseil national syrien (CNS), qui doit se réunir la semaine prochaine à Doha au Qatar, évoque désormais Farouk Al-Chareh, le vice-président, comme personnalité susceptible d'assurer l'interim en cas de départ de Bachar Al-Assad.

Sunnite né à Damas mais dont la famille est originaire de Deraa, c'est l'une des figures emblématiques du régime baasiste. Entre 1984 et 1996, il fut l'inamovible ministre des affaires étrangères d'Hafez Al-Assad. On se souvient de sa violente diatribe contre le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir lors de la conférence de paix de Madrid d'octobre 1991. En 2006, il avait remplacé à la vice-présidence Abdel Halim Khaddam qui avait fait défection à Paris.

Beaucoup de mystères entourent Farouk Al-Chareh actuellement. On sait qu'il a eu quelques problèmes cardiaques, on le dit assigné à résidence, certains diplomates au Quai d'Orsay sous-entendent très fort qu'il aurait voulu faire défection. C'était de lui dont parlait à Beyrouth à la mi-août Laurent Fabius le ministre français des Affaires étrangères quand il évoquait des "défections importantes dans les prochains jours". On les attend toujours...

Mohamed Ballout journaliste à la BBC en arabe

A 73 ans, Farouk Al-Chareh est l'une des rares personnalités du régime à ne pas avoir de sang sur les mains. Il n'est pas pas impliqué dans la répression actuelle. Il n'est donc pas question pour lui d'insulter l'avenir... Le silence est un atout pour lui, s'il veut réellement jouer un rôle futur.

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