ban ki-moon met en doute la légalité d’éventuelles frappes américains en syrie
ban ki-moon met en doute la légalité d’éventuelles frappes américains en syrie © reuters
**Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a renoncé hier à inviter l'Iran à la conférence de paix Genève II sur la Syrie qui doit s'ouvrir demain en Suisse, assurant ainsi la présence de l'opposition syrienne en exil.** La Coalition nationale syrienne (CNS), organe de l'opposition en exil soutenu par les Occidentaux et les pays du Golfe, avait menacé de boycotter la réunion de Montreux au cas où l'Iran participerait sans avoir accepté au préalable les conclusions de la première rencontre de juin 2012 (Genève I). **► ► ► ALLER PLUS LOIN | [Notre Dossier : "Syrie, un pays en guerre" ](http://www.franceinter.fr/dossier-syrie-un-pays-en-guerre)** Mais après la décision de Ban Ki-moon de retirer son invitation à Téhéran, la CNS a confirmé sa participation à la conférence. **Monzer Akbik, le chef de cabinet du président de la Coalition nationale syrienne a exprimé son soulagement** : > Nous apprécions que les Nations unies et son secrétaire général aient compris notre position. Nous pensons avoir pris la bonne décision. Le refus de Téhéran, répété à plusieurs reprises dans le courant de la journée par la bouche de plusieurs officiels, de toute condition préalable à sa participation ne laissait guère de choix à Ban Ki-moon. ### "Une erreur" pour la Russie La conférence, qui doit se dérouler à Montreux, a peu de chances d'aboutir à une avancée significative sur le chemin de la paix, certains diplomatiques qualifiant l'initiative de Ban de "pagaille" et de "désastre". **"Un pas en avant, un pas en arrière pour Ban Ki-moon". Les explications à New York d'Aurélien Colly.**
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a accusé ce matin l'opposition syrienne d'avoir pris en otage la conférence de Genève II en menaçant de ne pas y participer et a laissé entendre que l'Onu ne sortait pas grandie de cet épisode. "C'est une erreur, bien sûr (d'avoir retiré l'invitation). Mais ce n'est pas une catastrophe", a dit le chef de la diplomatie russe, dont le pays est avec l'Iran le principal allié de Damas.
Syrie : les forces anti-Assad
Syrie : les forces anti-Assad © Idé
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