L'ONU se penche sur le sort des réfugiés de Yarmouk en Syrie.
L'ONU se penche sur le sort des réfugiés de Yarmouk en Syrie. © Reuters

Le Conseil de sécurité des Nations unies va voir comment venir en aide aux 18.000 réfugiés palestiniens et civils syriens bloqués dans le camp de Yarmouk, dans les faubourgs de Damas, en grande partie contrôlé par les djihadistes de l'organisation État islamique.

Lors d'une téléconférence entre la Jordanie et New York, Pierre Krahenbuhl, qui dirige l'Unrwa, agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens, a présenté lundi soir la situation au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et aux quinze membres du Conseil de sécurité :

Ce que veulent les civils de Yarmouk, c'est tout simplement survivre. C'est aussi simple que cela.

Il a ainsi demandé au Conseil de sécurité de "réfléchir aux mesures éventuelles pour assurer l'évacuation en toute sécurité de ceux qui veulent quitter le camp". Pierre Krahenbuhl a reconnu que la tâche était "hautement complexe dans un environnement aussi délicat et aussi dangereux que celui de Yarmouk en ce moment". "Il faut pourtant envisager des mesures concrètes", a-t-il insisté, en précisant que l'Unrwa n'avait aucun contact avec les djihadistes de l'organisation État islamique.

3.500 enfants toujours bloqués dans le camp

Dans un communiqué, le Conseil de sécurité précise qu'il va étudier les mesures qui peuvent être prises "pour assurer protection et assistance" à la population de Yarmouk. Il demande de l'aide pour que les accès au camp soient sécurisés afin de permettre l'évacuation des civils.

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Yarmouk est dévasté par des mois de siège, de combats et de bombardements. Dimanche, 94 civils ont réussi à s'échapper mais 3.500 enfants sont toujours bloqués dans le camp, selon l'Onu. Le groupe État islamique a lancé la semaine dernière une offensive contre le camp, défendu par des groupes palestiniens et syriens hostiles au président Bachar al Assad, et les djihadistes en contrôlent désormais la quasi-totalité.

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