Des manifestations ont lieu, comme ici à Rome, contre les frappes russes.
Des manifestations ont lieu, comme ici à Rome, contre les frappes russes. © MaxPPP

L'opposition syrienne serait d'accord sur l'instauration d'une trêve de deux à trois semaines. Cette approbation est soumise à plusieurs conditions, dont un arrêt des raids aériens russes.

Le Haut Conseil pour les négociations (HCN), où coexistent plusieurs factions de l'opposition syrienne, serait partante pour "accord sur une possible recherche de trêve temporaire à obtenir par le biais d'une médiation internationale."

A condition que les Nations unies garantissent que "la Russie et l'Iran et les milices sectaires cessent de combattre", dit le communiqué. Le combat devra cesser pour toutes les forces engagées simultanément et le gouvernement devra libérer des prisonniers. Une telle trêve serait reconductible et devrait être soutenue par l'ensemble des parties prenantes du conflit, sauf le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Le Front al Nosra ne doit plus être visé

"Le message a été très clairement adressé, l'opposition souhaite qu'une trêve de deux, trois semaines soit instaurée et elle est ouverte à ce qu'elle soit renouvelée si les conditions sont justes et que les deux parties souhaitent qu'elle soit renouvelée", a dit la source. Par ailleurs, le Front al Nosra, la branche syrienne d'Al Qaïda, ne doit plus être visé. Cette condition fait l'objet de discussions entre Américains et Russie.

500.000 personnes dans les zones assiégées

Depuis le 30 septembre dernier, la Russie effectue des frappes aériennes pour soutenir le régime syrien du président Bachar al Assad. La trêve entrerait en vigueur, si les sièges de localités sont levés. Ainsi, l'aide pourra être acheminée à travers le pays et il devrait y avoir des libérations de prisonniers. D’après l’ONU, 500.000 personnes se trouvent dans une quinzaine de zones assiégées de Syrie.

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