la russie bloque à nouveau une déclaration de l'onu sur la syrie
la russie bloque à nouveau une déclaration de l'onu sur la syrie © reuters

Les "Amis de la Syrie", qui regroupent les pays occidentaux et arabes soutenant l'opposition syrienne, ont appelé dimanche la Coalition nationale syrienne (CNS) à participer à la conférence internationale de paix "Genève II" qui doit s'ouvrir dans dix jours pour tenter de trouver une issue politique au conflit syrien.

Dans un communiqué, les Amis de la Syrie ont déclaré:

Nous exhortons la Coalition nationale à répondre favorablement à l'invitation à mettre sur pied la délégation de l'opposition syrienne envoyée par le secrétaire général des Nations unies. Nous les invitons à former, dès que possible, une délégation des forces de l'opposition qui participera au processus politique.

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Les membres de la CNS sont profondément divisés sur l'idée d'une participation à Genève II et annonceront leur décision vendredi 17 janvier. Le président de la CNS, Ahmed el Djarba, qui a pris part à la réunion dimanche, n'a pas dit si à son avis la CNS enverrait une délégation, mais il s'est déclaré rassuré par le fait que les 11 pays représentés à la réunion de Paris s'étaient accordéssur le fait qu'il ne pourrait y avoir de transition sans départ du pouvoir du président Bachar al Assad.

Le régime de bachar Al Assad se dit prêt à s'y rendre mais ne veut pas entendre parler de transition politique. Et la coalition, dont la légitimité reste très contestée sur le terrain, n'a pas encore pris sa décision.

Une réunion se tiendra ce dimanche à Paris entre la coalition syrienne d'opposition modérée et les ministres des affaires étrangères des Amis de la Syrie, un groupe qui réunit 11 pays soutenant la rébellion contre Bachar Al Assad. L'objectif est d'encourager la coalition à participer à Genève 2..

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De nouveaux affrontements

De nouveaux affrontements ont eu lieu samedi dans le nord de la Syrie entre une organisation djihadiste liée à Al Qaïda et d'autres factions rebelles, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

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Ces tensions entre opposants au régime de Bachar al Assad interviennent alors que doivent débuter le 22 janvier à Genève des pourparlers de paix entre le pouvoir et l'opposition. Celle-ci est toutefois divisée sur l'opportunité de participer à cette conférence de paix. Sur le terrain, l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), liée à Al Qaïda, et d'autres groupes armés hostiles à Bachar al Assad s'affrontent depuis maintenant une semaine dans des combats qui ont fait plusieurs centaines de morts.

Samedi, un convoi rebelle formé entre autres de chars et devéhicules d'artillerie se dirigeait vers des bastions d'EIIL dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, dans le but d'évincer l'organisation, a expliqué l'OSDH. Cinq rebelles ont été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, a-t-il précisé.

A Raqqa, la seule ville de Syrie intégralement contrôlée par les rebelles, des combattants d'EIIL ont pris un point de passage et la gare à des rebelles rivaux, a-t-il ajouté. Plusieurs dizaines de corps de combattants d'EIIL ont été rassemblés dans un hôpital de Raqqa, a également dit l'organisation basée en Grande-Bretagne et proche de l'opposition au régime de Damas. L'OSDH a estimé vendredi à 500 le nombre de tués dans ces combats entre rebelles qui ont débuté il y a huit jours.

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