Faute de plan B, la communauté internationale s'accroche à la médiation onusienne de Kofi Annan. Pour l'heure, c'est la seule option diplomatique, même si dès le départ certains pays comme la France, les Etats-Unis ou encore le Qatar et l'Arabie Saoudite s'étaient montrés très sceptiques, pour ne pas dire plus, sur les chances de succès de l'ancien secrétaire général de l'ONU.

L'acte de décès de cette médiation semble proche, estime Joseph Bahout, politologue libanais.

Joseph Bahout

Le quotidien américain The New York Times a révélé récemment (http://www.nytimes.com/2012/05/27/world/middleeast/us-seeks-russias-help-in-removing-assad-in-syria.html) que le président Barak Obama aurait proposé à Dimitri Medvedev, le Premier ministre russe, une transition politique pour la Syrie inspirée de celle qui s'est déroulée au Yémen et qui a vu le président Ali Abdallah Saleh abandonner le pouvoir au profit de son vice-président Ali Rabbo Mansout Hadi. Un processus validé ensuite par les urnes.

Selon le journal, cette option, baptisée "The Yemenskii Variant" , serait examinée dans les milieux diplomatiques russes et américains. Pour l'heure, ce n'est qu'un ballon d'essai. Ce modèle de transition est-il transposable aucas syrien ? Pas évident.

Joseph Bahout

Autre difficulté de taille : quelle personnalité du régime syrien pour jouer le rôle de successeur provisoire de Bachar Al-Assad ? A moins d'être suicidaires, les candidats devront réfléchir à deux fois avant de lever le doigt...

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