Pour un cadre du Quai d'Orsay, "le régime de Bachar Al-Assad n'en a que pour quelques semaines" . Et ce diplomate de poursuivre : "il n'a plus d'argent, les Iraniens ne sont plus prêts à payer et les Russes sont en train de faire évoluer leur position."

__

"Les Russes épousent le mouvement", constatait Laurent Fabius dans l'avion qui l'amenait vers Marrakech à la conférence du groupe des "Amis du peuple syrien". Pour le patron du Quai d'Orsay, "2013 sera l'année de la Syrie libre."

__

Pour notre diplomate, "il n'y aura pas d'affaiblissement progressif, mais il faut s'attendre à un effondrement brûtal." La fin prochaine ou pas du régime de Bachar Al-Assad alimente toutes les spéculations dans la région.

Le roi Abdallah II de Jordanie estime que le président syrien peut "tenir deux ans militairement, mais pas plus de quatre mois sur le plan économique." (Al-Hayat, 12 décembre). Le compte à rebours semble engagé, mais Laurent Fabius insiste sur l'impérieuse nécessité d'éviter un chaos à l'irakienne et "tout vide politique."

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.