Jean-Marc Ayrault et son homologue américain John Kerry
Jean-Marc Ayrault et son homologue américain John Kerry © Reuters / Gonzalo Fuentes

Les États-Unis et la France se sont indignées dimanche des déclarations du gouvernement syrien sur les négociations qui doivent commencer lundi. Pour le régime de Damas, le président Bachar al-Assad ne pourra pas être un thème de dialogue et les discussions ne pourront pas évoquer un éventuel départ.

La Russie et l'Iran, alliées du président syrien Bachar al-Assad, auront à démontrer que le gouvernement de Damas est prêt à respecter ses engagements, ont précisé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, et le secrétaire d'Etat américain John Kerry, à l'issue d'une réunion à Paris sur la Syrie.

Samedi, le chef de la diplomatie syrienne, Walid al Moualem, a exclu toute discussion à Genève sur le sort de Bachar al-Assad et l'organisation d'un scrutin présidentiel en Syrie, alors que l'opposition exige le départ du président.

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Pour Jean-Marc Ayrault, il s'agit de la part de Damas d'une "provocation" qui ne correspond pas "à l'esprit du cessez-le-feu". Même point de vue pour John Kerry, qui estime que le gouvernement syrien se trompe s'il pense pouvoir continuer à jouer la montre sur cette question.

Le président Assad suit une partition tout à fait différente et a envoyé hier son ministre des Affaires étrangères pour tenter de gâcher les choses et balayer de la table des négociations ce qui avait été accepté par le président Poutine et les Iraniens.

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John Kerry a également précisé que la coalition arabo-occidentale engagée en Syrie avait tué ces trois dernières semaines 600 combattants djihadistes et repris 3 000 kilomètres carrés de territoires . "Cette pression va s'intenfier", promet le secrétaire d'État américain lors de cette conférence de presse conjointe avec ses homologues français, allemand, italien, notamment, au terme d'une réunion à Paris sur la Syrie.

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