Le plan en six points de Kofi Annan est un sujet de discorde chez les opposants syriens. Certains estiment que ce mécanisme de sortie de crise ne fait que donner un peu plus de temps au régime syrien pour réprimer les rebelles. "Le plan est un échec ", nous explique un membre du Conseil national syrien (CNS). Cette position est largement relayée dans la presse arabe.

Le quotidien saoudien Al-Charq Al-Awsat, sous la plume de Tarek Hamid, estime même qu'il "ne fait aucun doute que la mission de Mr Annan était vouée à l'échec avant même d'avoir commencée. " Tout simplement, poursuit l'éditorialiste du journal, parce que"le régime de Bachar Al-Assad ne comprend que le langage de la force," et donc, qu'il est vain de croire en sa parole.

Et puis, il y a des opposants syriens, qui eux aussi ne se font guère d'illusion sur les intentions du régime syrien, mais qui estiment que le plan Annan est le dernier fil diplomatique, avant peut-être un saut dans l'inconnu. Pour Haitham Manna, l'un des responsables du Comité national de coordination, le plan Annan ne doit pas être balayé d'un revers de main et qu'il faut tout faire pour assurer son succès. Pour lui, cette initiative arrive trop tard.

Haitham Manna

Le problème, c'est qu'il faut que les chars de Bachar Al-Assad se retirent des villes syriennes... et ça, c'est loin d'être acquis.

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