msf parle de 355 patients présentant des symptômes neurotoxiques en syrie
msf parle de 355 patients présentant des symptômes neurotoxiques en syrie © reuters

Barack Obama et David Cameron sont d’accord pour dire que le régime syrien a probablement utilisé l'arme chimique contre son peuple. Lors d’une réunion téléphonique, les deux dirigeants américains et anglais ont examiné des options militaires contre Damas. Le pouvoir syrien a décidé d'accepter que des inspecteurs de l'ONU se rendent sur le site de l'attaque chimique présumée.

"Le fait que le président Bachar al Assad n'a pas coopéré avec les Nations unies laisse penser que le régime a quelque chose à cacher", a accusé le Premier ministre britannique

Pour David Cameron, "l'utilisation significative d'armes chimiques mériterait une réponse sérieuse de la communauté internationale" .

De son côté, le président Obama s'est fait présenter hier, toute la journée à la Maison Blanche les possibles opérations militaires qui pourraient être déclenchées contre la Syrie.

Barack Obama a demandé à ses services de rassembler des preuves irréfutables puisque les insecteurs de l'ONU n'ont toujours pas accès au site.

L’ONU n’acceptera pas une intervention en Syrie à cause du véto Russe. Si le Président décide d'intervenir, il devra le faire sans mandat, mais avec la légitimité du amsacre de civils.

A New-York, la correspondance d'Aurélien Colly

Pour François Hollande également, il y a aussi "un faisceau d'évidences" qui indique que l'attaque du 21 août en Syrie était "de nature chimique" et que "tout conduit à considérer" que le régime syrien en était "responsable".

François Hollande s'est entretenu dimanche de la situation en Syrie avec le Premier ministre britannique David Cameron. Les deux hommes "ont convenu de se consulter dans les plus brefs délais sur les réponses à apporter à cet acte intolérable". Peu avantle Président français s'était entretenu avec le Premier ministre australien.

L'armée US prête à intervenir en Syrie si Obama le décide

Au rayon escalade, Chuck Hagel a monté une marche supplémentaire pour ce qui est des menaces contre la Syrie. Le secrétaire américain à la Défense a précisé que le président Obama avait demandé qu'on préparer des options pour toutes les circonstances, "Nous l'avons fait et nous sommes prêts à mettre en œuvre toutes ces options, s'il décide s’y recourir a-t-il expliqué".

Le patron du Pentagone a rappelé que les Etats-Unis et leurs alliés étaient en train d'évaluer les informations selon lesquelles les forces du président syrien Bachar Al-Assad avaient lancé mercredi une attaque aux armes chimiques contre un bastion rebelle dans la banlieue de Damas.

Les Etats-Unis ont décidé de renforcer leur présence navale en Méditerranée avec l'envoi dans la région d'un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière.

L'opposition syrienne accuse le régime d'avoir perpétré le 21 août une attaque de grande ampleur aux armes chimiques qui aurait fait au moins 1.000 morts.

le régime syrien autorise l'ONU à enquêter près de Damas

La télévision syrienne a annoncé, citait un communiqué du ministère des Affaires étrangères, que le pouvoir syrien a accepté que des inspecteurs de l'ONU se rendent sur le site de l'attaque chimique présumée, près de Damas.

Cet accord intervient 24 heures après l'arrivée à Damas d'une émissaire de l'Onu, la haute représentante des Nations unies pour le désarmement, Angela Kane.

Des inspecteurs de l'Onu sont déjà en Syrie depuis le 18 août mais ils n'avaient jusqu'à présent pas l'autorisation de se rendre sur ces sites-là, situés dans la périphérie de la capitale.

La syrie semble donc adoucir ses positions. Ce matin, les discussions américano-britanniques avaient plutôt généréé des menaces. Le message de Damas était qu'une une intervention militaire des Etats-Unis provoquerait "l'embrassement du Moyen-Orient"

Une initiative militaire sous l'impulsion des Etats-Unis ne serait pas une "partie de campagne", a affirmé le ministre syrien de l'Information Omran Zoabi, cité dimanche par l'agence de presse officielle Sana.

"Une intervention militaire américaine aurait des conséquences très graves et créerait une boule de feu qui embraserait le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Le ministre a laissé entendre que les experts de l'Onu présents en Syrie ne seraient pas autorisés à se rendre sur les lieux du bombardement de mercredi.

MSF a fait état du décès de 355 patients "présentant des symptômes neurotoxiques"

L'ONG reste prudente sur l'origine de ces symptomes sur les responsabilités. Les équipes de Médecins Sans frontières n'ont pas pu se rendre sur place, mais elles sont en contact avec le personnel médical de trois hôpitaux qui ont "reçu, en moins de trois heures le mercredi matin 21 août, environ 3.600 patients présentant des symptômes neurotoxiques".

Mégo Terzian, Président de MSF répond à Lucie Barbarin

La Syrie nie en bloc et accuse ses ennemis rebelles d'avoir utilisé des armes chimiques près de Damas.

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